MANGANÈSE. — MANIVELLE
Ce manège élevait au moyen d'une pompe, pendant le môme temps, 4.1540 kil. d’eau, à 42™. 88 de hauteur; soit travail utile journalier pour un cheval = 593745 km. = 0.45 X travail dépensé sur le manège et la pompe.
Je ne reproduis pas une troisième observation de M. Hachette sur le manège des Invalides, tant elle me paraît contestable. Les deux observations précédentes sont elles-mêmes un peu incertaines, l’auteur les ayant accompagnées de calculs qui ne s’accordent pas toujours .avec les données; celle qui suit, rapportée par M. Combes, d’après M. Bobcrl, mérite sans doute plus de confiance.
Le manège est ce qu’on appelle sur certaines mines un barilel , machine fort analogue au manège dit des maraîchers. Son rayons 8m.178 ; celui des tambours embrassé par les cordes = lm.692; le diamètre des poulies ou molettes sur lesquelles les cordes passent pour se rendre au puits d’extraction = t™.97 ; elles pèsent 187k.6 chacune, le diamètre de leurs axes = 0m.07; le poids d’une tonne vidc = 178k22; le poids du contenu de la tonne, 502 kil. ; le poids du cable sur une longueur égale à celle du puits = 32 U. 37.
Deux chevaux sont attelés à la fois et travaillent six heures par jour en deux relais.
Chaque cheval exerce un effort moyen = =66k.27;
la vitesse du point d’application = l,n. 39; d’où travail dépensé par cheval, en une seconde 92k'n.l 1, et dans sa journée, 1 989 690 kln, chiffre bien supérieur à celui qui est généralement admis, et qui peut être dû à la grandeur du rayon du manège. Le travail journalier, utilisé parla machine, est pour chaque cheval = 1316023 = 0.66 X travail dépensé.
MANGANÈSE. Métal obtenu isolé, en 1774, par Schcel et Gahn, assez semblable à la fonte blanche, mais moins dur que celle-ci. Il n’est fusible qu’à une très-haute température, s’oxyde rapidement
Far le grillage à l’air et passe ainsi, si on le calcine énergiquement, à état d'oxyde rouge, contenant manganèse 0.7275-j-oxygèue 0.2725 Tous les oxydes du mangauèse passent eux mêmes à l’état d’oxyde rouge, par une calcination suffisamment prolongée au contact de l’air. La présence du manganèse dans les combinaisons ou les mélanges se reconnaît aisément à la couleur verte qui se développe lorsqu’on les chauffe au rouge avec la potasse caustique au creuset de platine-
Nous avons indiqué (page 36) deux méthodes pour séparer le manganèse de scs dissolutions.
MANIVELLE. 1. Organe que l’on rencontre dans un grand nombre de machines sous la forme indiquée planche XIX, fig. 4; il reçoit ordinairement le mouvement moteur à l’aide d’une biku.e
(fig. 1 et 2, môme planche ) ou, au contraire, il le transmet à celle pièce, tic sorte qu’il convient d’étudier la manivelle et la bielle réunies, et comme un système unique ayant pour objet principal de changer un travail circulaire continu en un travail alternatif ou réciproquement.
2. Nous avons déjà, avecM. Willis, longuement étudié celte importante combinaison mécanique à l’article Bielle (p. 127), mais seulement au point de vue toujours borné de la cinématique ; nous allons la considérer ici avec MM. Poncelet et Moseley sous un aspect plus pratique, c’est-à-dire en tenant compte des forces qui agissent sur le système, et dont la cinématique se condamne à faire abstraction. Nous n’étudierons pas toutes les combinaisons de ce système que peut offrir la pratique des arts, mais nous nous efforcerons, en procédant du simple au composé, d’indiquer la marche que l’on pourra suivre pour obtenir les équations des efforts et des travaux, dans les cas qu’il ne nous est pas permis de développer ici.
3. Bielle verticale , effort constant. Supposons d’abord que la bielle c A (fig. 1, planche XCI) agisse sur le bouton c de la manivelle Ce dans une direction constante, verticale par exemple, avec un effort constant Pr Soient 0 l’arc variable de rayon wn compris à un instant quelconque entre la verticale Co et la direction du bras b de la manivelle > P2 la résistance verticale agissant à l’extrémité d’un rayon horizontal a2 , l’équation des moments donne entre les efforts P, P2 les relations
p,-,=r,6SiB.o=p,a,, p.=îiir,- •••<*)
qui montrent que P, devrait être infini lorsque c passe aux points o et TT pour lesquels sin.Q = o. Ces points sont ceux qu’en théorie on nomme les points morts de la manivelle. Elle ne les franchirait pas, et il pourrait y avoir rétrogradation du système dans l'hypothèse que nous considérons, si l’inertie de la bielle de la manivelle et du système tournant ne lui venait en aide. P, «, acquiert d’ailleurs sa valeur maximum PA, lorsque le bras coïncide avec l’horizontale QQr pour laquelle on a sin.0=± 1
*. Multipliant les deux membres de l'équation (1) par r/0 accroissement élémentaire de 0, on a entre les travaux instantanés de P, P2 l’égalité
P, A sin.ôd9 = P2<72d(j (2)
qui intégrée entre les limites 0 —o et 0=0 donne pour les travaux T, T2 de P, P2
P, A (t — cos.tt) = T, = P2 o2 B = T2 (3)