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MANOMÈTRE

MANOMÈTRE, mot dérivé de p.avo<;, rare, et par lequel on désigne les instruments qui servent à mesurer le degré de rareté , de raréfaction et, par extension, do densité ou de condensation des fluides élastiques. On connaît un très-grand nombre de manomètres assez différents en principe, parmi lesquels le plus généralement répandu est le manomètre d air libre représenté en T (fig. 8, planche L). Le seul d’entre eux qui donne lieu à quelque calcul, et dont nous ayons dès lors à nous occuper ici, est le manomètre dit d air comprimé représenté, quant à son principe, fig. A, planche XCI, et qui ne diffère du manomètre à air libre qu’en ce que, après avoir reçu comme celui-ci une certaine quantité de mercure mpqo, sou orifice supérieur S a été ensuite hermétiquement fermé, la partie o S du tul>e d’une longueur arbitraire mais connue L emprisonnant alors de l’air atmosphérique à la pression barométique b et à la température t.

Admettons que, dans cet état, le manomètre soit mis en communication par sa branche ouverte avec un réservoir R, contenant un gaz ou une vapeur, dont on veut connaître la tension totale T; T étant la hauteur de la colonne de mercure qui ferait équilibre à la force élastique qui presse intérieurement les parois du réservoir R en tous leurs points.

Cette tension T agissant en tn abaissera le mercure en p dans une branche, et si le tube est parfaitement calibré comme il le doit être, le niveau du mercure s’élèvera en n, dans l'autre branche, d’une quantité o n précisément égale à mp , de sorte que la dénivellation totale sera 2 mp — qn = n.

Dans cet état de choses, la tension totale T du réservoir aura évidemment pour mesure la colonne de mercure h augmentée de celle qui ferait équilibre au ressort de l’air comprimé de S en n. Cet air qui, à la pression atmosphérique 6 et à la température t , occupait d’abord une longueur L, ayant passé à une longueur moindre (L — £A) et peut être à une température t' différente do t ferait équilibre par son ressort (p. 93) à une colonne de mercure

(1-j-stt) (L — \h) W

a étant le coefficient 0.003665 de la dilatation de l’air par degré. On a donc pour la valeur de la tension totale dans l’espace R

et si l’on a eu le soin de construire ou de fermer l’instrument par

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