‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 161 sur 302 · ut2z=si. d · texte numérisé non relu

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Ce tableau peut servir à diviser un monocorde de tempérament égal, après avoir donné à la corde une tension telle que la division 0®. 594603 vibre à l’unisson d’un diapazon.

MULET. L’emploi de ce robuste animal dans Icsmines présenterait, d’après M. Gervoy, au moins autant d’avantages que celui du bœuf (pag. 1 50); il coûte moins de première acquisition et de nourriture; il marche plus vite, est moins encombrant et supporte mieux le manque d’air. Il donne le même effet utile que le cheval (pag. 317), parce qu’il ne lui faut pas d’aussi longs intervalles de repos. Toutefois, il est plus difficile à conduire que le bœuf, et ne convient, à cause de cela, que pour de grandes distances.

Au jour, le mulet employé à porter sur son dos ne doit guère êlre chargé, s’il doit faire un travail continuée plus de 100 à 125 kilogrammes, le bût non compris, à raison de huit lieues par jour.

MURS. 1. On a nommé murs de clôture ceux qui ceignent une cour, un jardin, un enclos;

Murs de soutènement , de revêtement ou de terrasse, ceux qui soutiennent des terres placées derrière eux;

Murs de face ceux qui dans les bâtiments forment leurs façades. Lorsque ces murs se terminent en pointe, on les nomme murs de pignon;

Murs de refend ceux qui dans les bâtiments forment les divisions intérieures.

2. Avant d’exposer la théorie importante de la stabilité des murs, nous résumerons quelques-unes des règles pratiques qui en ont clé déduites, et au moyen desquelles on parvient à déterminer assez exactement les dimensions que les murs doivent recevoir dans les circonstances les plus vulgaires.

3. Murs de clôture. Leur hauteur h est réglée par les convenances locales ; leur longueur l est toujours déterminée par celle des côtés AL du polygone à clore (pi. XCII, fig. 1); leur épaisseur parait devoir être assez convenablement fixée dans les cas ordinaires par la méthode suivante due à Rondelet.

4. Epaisseur. Avec AH = A et A L = / = distance de deux sommets consécutifs du polygone à clore, construisez un triangle rectangle A HL; à partir de II, cl suivant que le mur de clôture devra être fort, moyennement fort ou léger, portez sur HL une lon-

gueur h ou ~h. Par le point m ainsi déterminé,

menez me perpendiculaire à la verticale AII, me est l’épaisseur cherchée e. Celle règle n’est pas applicable quand la longueur du mur est très-petite.

5. Les murs de clôture sont couronnés par un chaperon arrondi en tablette ou coupé suivant un ou deux égouts, selon que les terrains situes des deux côtés appartiennent au même propriétaire ou à des propriétaires différents.

Des murs de clôture auxquels on donnerait 1 mètre de fondation, qui seraient assis, au niveau du sol, sur un socle en pierre de taille, qui, pour une hauteur de 3 métrés, auraient une épaisseur de 0m.50, qui d’ailleurs faits en bonne maçonnerie de moellons piqués ou essemillés, hourdés avec mortier de chaux et de sable, présenteraient, de * en 4- mètres, des chaînes en pierre de taille, seraient des murs à la fois solides et élégants.

6. Dans les localités où les vents sont redoutables, on adapte des éperons ou contreforts aux murs de clôture qui ont une grande longueur ; et, lorsque les terrains situés de part et d’autre d’un mur de clôture sont à des niveaux différents, il faut augmenter leur épaisseur d’après les règles que l’on trouvera plus loin, et y disposer des évents ou barbacanes pour faciliter l’écoulement des eaux supérieures

7. Les murs de clôture en pierres sèches qui ne supportent aucune poussée, et dont la hauteur serait de 2 à 3 mètres, devraient recevoir une épaisseur de O”. 80 à lmcl môme 1"*.20. S’ils supportent une poussée, ils rentrent dans la classe des murs de revêtement en pierres sèches (12).

8. Murs de soutènement, de revêtement ou de terrasse, en bonne maçonnerie. Le parement intérieur du mur étant vertical, aussi bien que le parement extérieur, on a, d’après M. Poncelet (Voyez son beau Mémoire sur la stabilité des revêtements ) :

E étant l’épaisseur,

H la hauteur du mur,

n la hauteur de la surcharge des terres au-dessus de l’horizontale menée par le sommet du mur,

<P l’angle avec l’horizon du talus naturel des terres, angle qu’il ne faut pas prendre dans les tables, mais qui doit être mesuré directement, avec soin, sur les terres à soutenir et dans l’état où il sera le plus petit possible,

«w le poids du mètre cube de ces mômes terres, mesuré directement avec soin, sur les déblais et en temps de pluie, ou lorsqu’ils ont été convenablement arrosés, es- le poids du mètre cube de la maçonnerie, également déterminé par la pesée directe des matériaux du mur,

E=0.865(H+n) tang. fl— |) [/ J .... (1)

9. Les murs à parements verticaux, dont l’épaisseur E est donnée par celte formule, auront la stabilité des revêtements de Vauban, de dix mètres de hauteur, sans contreforts. Je montre plus loin que cette épaisseur E est presque rigoureusement celle que l’on obtient, en augmentant exactement de sa moitié l’épaisseur e du mur qui satisferait strictement à la stabilité du mur quant à la rotation autour de l’arête extérieure de sa base. E = e-f-| e.

10. Transformation du profil. La formule précédente avant donné l’épaisseur E d’un mur de soutènement à parements verticaux, on pourra transformer le profil de ce mur en un autre profil à talus extérieur et de môme stabilité, par la règle suivante, qui est encore duc à M. Poncelet, et qui suppose que le talus extérieur ne dépasse pas un de base sur cinq de hauteur.

Règle. Prenez sur le parement extérieur vertical un point situé au neuvième de la hauteur II du inur, en partant du bas. Par ce point, menez une parallèle à l’inclinaison donnée du talus, elle déterminera, par son intersection avec les horizontales qui passent par la base et le sommet du mur, un trapèze qui sera le profil transformé de celui à parements verticaux E X H qu’on avait d’abord.

11. Fondations des murs de soutènement. On donne toujours un empattement aux murs de soutènement. Cet empattement, qui s’établit à peu près au niveau du sol, excède habituellement l’épaisseur E de la base du mur, savoir . du eôié dns terres, de O”1. 1 0 à 0“'. 1 5, et extérieurement d’une quantité qui varie avec la nature des terrains, et qui s’élève à tlu et lm.50 pour les plus fermes, lorsque le revêtement a environ dix mètres de hauteur. En général, si le terrain est compressible, on devra s’arranger pour que la ligne de résistance (p. 1049) passe par le centre de figure de la base de la fondation, afin que la pression soit uniforme sur toute cette base; cl conformément à la condition générale de stabilité établie par M. Moseley (p. 1051), il faudra, en outre, que la tangente à la courbe des directions, au point où elle coupe la base, forme avec la normale à la base, en ce point, un angle plus petit que l’angle du frottement des maçonneries sur le sol.

12. Alurs de soutènement en pierres sèches. On leur donne toujours un talus extérieur considérable, et l’on dispose les pierres perpendiculairement au plan de ce talus,

13. Talus extérieurs. Un de base sur un, et un et demi de hauteur sur le bord des cours d’eau, lorsque l’on n’a que de petits matériaux, et le terrain étant vaseux ou sablonneux. Un de base sur deux et trois de hauteur, si le terrain est compact, et si l’on dispose de bons matériaux.

14. Fondations. Si le lorrain est solide, leurs fondations s’établissent en enrochements à pierres perdues en avant desquels, s’il s’agit d’un mur de quai, on enfonce des pieux assez rapprochés pour que les pierres de l’enrochement ne puissent passer.

15. Epaisseur. Donner 0m. 30 à 0°\50 au sommet, selon que le terrain cl les matériaux sont plus ou moins bons; et faire croître l’épaisseur de 0"'.05 par mètre de longueur du talus, si l’inclinaison est faible, et de 0".10, si le talus est rapide ( Ardantj Cours de construction).

Si le talus est très-faible ou si les parements du mur en pierres sèches sont tous deux verticaux (ce qu’il convient d’éviter), on leur donne une épaisseur =1.25 È ayant élôd’abord calculé par la formule (1).

16. Murs de face et murs de refend. Les murs de face doivent toujours recevoir un talus extérieur ou fruit , qui varie de i à jJj de la hauteur totale du mur. Intérieurement, on diminue leur épaisseur à chaque étage, en partant du bas vers le haut, en pratiquant des retraites de O”. 05 à 0m.10, qui facilitent la pose du plancher.

17. Murs de refend. Les murs de refend ont leurs parements verticaux, et, à l’exception de ceux qui forment les cages d’escaliers, on leur donne des retraites correspondantes à celles des murs de face.

1 8. Epaisseurs des murs de face et de refend des bâtiments ordinaires, lorsqu'ils n’ont à supporter que des pressions verticales.

E étant l’épaisseur que le mur doit recevoir au niveau du plancher de l’étage,

h la distance verticale de ce planchera celui de l’étage supérieur, H la distance verticale entre le niveau du plancher de l’étage et la base de la couverture du bâtiment, n le nom bre des étages du bâtiment,

L la longueur totale du bâtiment, quand on calculera l’épaisseur d’un mur de face, ou la longueur totale à refendre, lorsqu’il s’agira de inurs de refend,

On a, d’après Rondelet , les formules pratiques qui suivent :

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