PARPAING. — PASCAL. — PEINTURE
gardien et sa famille furent tués ou gravement blessés, à 140 mètres au-dessous de la lige.
J’ai essayé de résumer ici, tant d’après l’intéressante notice de M. Aragoj que d’après Vlnslruclion publiée par l’Académie des Sciences, les conditions d’établissement des paratonnerres, en (lissant de côté toutes les considérations théoriques. Je renvoie au premier de ces deux mémoires surtout, les ingénieurs à qui je n'aurais pas inspiré assez de foi dans l’utilité cl l’efïicacitè de ces curieux appareils, ne me sentant pas moi-mème animé de cette foi vive et sincère qui, seule, sait convaincre et convertir.
PARPAING. Toute pierre à deux parements parallèles qui, par sa largeur, fait seule l’épaisseur d’un mur.
PASCAL (Biaise). Né â Clermont (Auvergne), le 16 juin 1623, mort le 19 août 1662.
PEINTURE. Il y a économie à peindre les bois (secs) et les ferrures, les roues hydrauliques, par exemple; et l’industrie particulière peut alors employer avec avantage les couleurs et les procédés mis en usage par l’artillerie pour la peinture de ses attirails.
C’est avec l’huile de lin, moins chère que l’huile de noix, que l’on prépare les couleurs.
Pour rendre cette huile plus siccative, on la fait bouillir â petit feu égal jusqu’à ce que l’écume ail disparu, en y tenant suspendu dans un linge pour 102.50 d’huile crue, 3.15 de couperose blanche (sulfate de zinc) -f- 6.30 de lîtbargc rouge. L’opération dure environ quatre heures. La litharge et la couperose forment alors une sorte de pierre qu’on peut mêler encore dans les couleurs pour les faire sécher plus promptement : c’çsl ce qu’on appelle du siccatif ou dessicatif.
Les proportions suivantes se rapportent toujours à 100 de matière ou de couleur, en poids :
Dessicatif — 60 du mélange de litharge et de couperose, broy é et rendu liquide, avec 56 essence de térébenthine -j- 2 huile cuite.
Mastic pour boucher les trous et les fentes du bois : 81.6 blanc d’Espagne en poudre -f- 20.4 huile cuite formant une pâte dure.
Couleurs en pdti. Le noir : prenez 28.4 noir de fumée -j- 74 huile cuite -f- 1.60 essence de térébenthine. Formez une pâte dans un seau de fer-blauc et broyez par petites quantités avec la molette.
Olive en pâté : 68 ocre jaune en poudre -j- 1.10 noir de fumée
37 huile cuite -j- 0.4 essence de térébenthine. Formez une pâte épaisse avec l’ocre et l’huile dans un seau de fer-blanc, et avec le noir de fumée dans un autre. Broyez-les ensemble par petites parties et conservez dans le fer-blanc.
Dans ces deux préparations, l’essence de térébenthine ne sert qu’à nettoyer la pierre à broyer.
Couleurs délayées. Le blanc = 81 blanc de céruse broyé sur la pierre avec l’huile -f- 21 huile cuite -(-0.5 essence de térébentbirfte.
Le gris = 64 blanc de céruse broyé sur la pierre avec l’huile -(- 1.40 noir de fumée -f- 22 essence de térébenthine -f- 16 huile cuite.
Le noir : mettez dans un vase 56 du noir en pâté -}- 20 d’essence de térébenthine -f- 8 huile cuite — (— 1 6 du dessicatif broyé; et remuez.
L'olive: mettez dans un vase 61.50 de l’olive en pâté — 5.50 essence de térébenthine -f- 29.50 huile cuite -+■ 3.50 du dessicatif broyé; et remuez.
On met deux couches de couleur olive sur les bois ; une couche olive d’abord, puis une couche noire sur les ferrures.
On m’affirme que le noir est tout à fait passé de mode pour les ferrures et qu’on les peint aujourd’hui en bronze! Suivons le progrès :
Bronze : minium broyé à l’huile de lin, deux couches; une troisième couche sc donne avec la couleur bronze , qu’on obtient d’un mélange de céruse, de stil de grain et de bleu de Prusse broyés séparément à l’huile de lin, puis mélés et broyés dans les proportions qui atteindront la nuance désirée.
PÉNÉTRATIONS. Je me borne à consigner ici les pénétrations des projectiles de petit calibre, et je renvoie aux Traités spéciaux pour les effets des boulets de 36, 24, 12 et ceux des obus de 8° et au-dessus. J’ai indiqué (p. 1152) les effets moyens de la mitraille.
Pénétrations de quelques projectiles dans les terres rassises moitié sable j moitié argile.