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la main. Si elle est trop sèche, on l’hnmectc avec le moins d’eaa possible, bien également, et on la corroie. Enfin, il faut éviter pour le travail les temps pluvieux et les grandes sécheresses.
Les constructions en pisé doivent reposer sur une fondation en pierre ou en brique, qui s’élève d’environ 0œ.50 au-dessus du sol, pour mettre les murs à l’abri de l’humidité.
Voici maintenant comment les murs se construisent par parties de niveau au-dessus de cette fondation. On dispose au-dessus d’elle un coffrage formé de quatre planches, deux longues d’environ trois mètres, les deux autres ayant en longueur l’épaisseur qu’on veut donner au mur, soit O™. 50 à 0m.G0 environ. Ces quatre planches ont à peu prés 0m. 80 de hauteur. Il résulte do leur arrangement une sorte de caisse n’ayant ni dessus ni fond. Pour la maintenir dans sa forme, on passe d’abord par dessous et en travers du mur quelques chevrons horizontaux de 0m.08 d’équarrissage, et qui dépassent les faces du mur. Ils portent vers chaque bout une mortaise, dans laquelle on engage les tenons d’autres petits chevrons verticaux d’environ un mètre de long, et qui s’élèvent dès lors audessus de la partie supérieure de la caisse. On relie leurs bouts supérieurs par des cordes qui se croisent ainsi au-dessus de la caisse. Pour s’opposer au rapprochement des planches qu’elles tendent à opérer, on itrisillonne l’encaissement en dedans. Cela fait, on étend sur le mur et au fond de la caisse un lit de mortier ; puis un terrassier débite la terre à deux manœuvres, qui la portent dans des paniers à trois piseurs , qui se sont partagé le travail à faire dans l’intérieur du moule. Cette terre, versée dans la caisse ou moule, est d’abord battue par les piseurs avec leurs pieds, puis avec une masse de bois dur armée d’un manche. On procède couche par couche, et l’on bat jusqu’à ce que chaque couche ait été réduite à la moitié do son épaisseur. On enlève les étrési lions intérieurs à mesure que les couches s’élèvent dans la caisse. Quand, de celte manière, et à l’aide de plusieurs caisses semblables, on a fait un rang de niveau au-dessus de la fondation, on délie les cordes, on dispose de nouveaux chevrons horizontaux dans des tranchées laissées à la partie supérieure de la couche ; puis, sur ces chevrons, appelés lançonniers , on construit, de la même manière, un nouveau moule, et ainsi de suite. On enlève les premiers lançonniers, en les chassant perpendiculairement à la surface du mur, dans lequel ils laissent dès lors des ouvertures que l’on ne bouche guère que six mois ou un an plus tard.
Lorsque la façon d’un rang de niveau exige que l’on déplace ho rizonlalemenl le moule ou que l’on en dispose plusieurs les uns à la suite des autres, il est clair que l’une des faces doit être enlevée. Il convient, d’ailleurs, de donner à tous les joints montants d’un rang de niveau une inclinaison d’environ 60°. On incline dans l’autre sens les joints montants du rang supérieur.