M V = - V — PT
T étant le temps dû à la vitesse acquise.
Lagrange explique le terme quantité de mouvement, en considérant M V comme exprimant lu somme des mouvements de toutes les parties matérielles du corps; mais de même que Laptace, il prend la quantité de mouvement pour la force du corps en mouvement. Il importe de ne point se laisser égarer par l’autorité imposante de ces hommes illustres. Une quantité de mouvement n’est point une force (page 776) dans le sens que les praticiens donnent à ce mol , elle peut devenir pour le corps qui en est' doué une source de forces qui s’épuisera, par exemple, contre l’obstacle supposé fixe qui serait placé sur la direction même de la vitesse du mobile ; mais cette exbaustion de la somme totale des quantités de mouvements élémentaires du mobile ne pourra s’opérer que dans une certaine durée, pendant laquelle le corps exercera contre l’obstacle une série de forces ou d'efforts variables, dont les intensités successives dépendront surtout de la nature physique du mobile et de celle de l’obstacle. Ainsi, animée d’une même vitesse, une même balle de fusil perdra très-difTéreinment toute sa quantité de mouvement en frappant une plaque de fonte, ou en pénétrant dans un sac de laine; F étant en général l’elfort moyen en kilogrammes exercé contre l’obstacle, t la durée en seconde de l’exhaustion totale de la quantité de mouvement du mobile, P son poids et V sa vitesse •l’arrivée, on a (page 943)
F / = - V ou F