‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 273 sur 302 · SCIAGE · texte numérisé non relu

SCIAGE

Scieur» de long; pin maritime des Landes. D’après M. l’ingénieur Lefebvre j un atelier de scieur de long dans les Landes occupe quatre ouvriers dont trois scient constamment du matin au soir; le quatrième aiguise les dents des scies, les creuse, coupe l’arbre en billots et équarrit ceux-ci à la hache. En été, ces ouvriers font 50 planches par jour, et en hiver 40 seulement. — Les planches ont longueur, 2m.27, largeur, 0™.22. Ce qui donne en nombres ronds pour la surface de sciage journalière obtenue par l’atelier en été 25mm., en hiver, 20“ “. L’atelier reçoit 15 fr. pour 100 planches.

Les planches de 2n,.60 de long et 0m.18 d’épaisseur sont payées 11 fr. le 100; on n’en obtient que 70 ou 56 par jour, suivant la saison.

Celles de 2m.92 longueur, et 0m.22 épaisseur, sont payées 19 fr. le 100. On en fait 40 ou 32 par jour, suivant la saison.

Au-dessus de cette longueur, on paie 4 fr. en sus du dernier prix pour chaque excédant de longueur de 0m.33.

Ces planches sont généralement d’épaisseur égale et par suite présentent à l’emploi peu de déchet; elles ont une valeur comme rcialc plus grande que les planches de même dimension données pa r les scieries hydrauliques.

Scieries hydrauliques ; pin maritime. Ces scieries à une seule lamc sont desservies par deux ouvriers travaillant l’un pendant le jour l’autre pendant la nuit. Chacun d’eux rend communément par post de 12 heures 30 à 40 planches qu’on leur paie h raison de 3 fr , 50 c. le 100.

A ce prix, ils équarrissent les billots, aiguisent et creusent les dents de la scie ; ce qui exige pour l’aiguisage ; heure pour douze heures de travail de la scie et pour le creusage, trois heures pour six postes composant la durée du travail d’un ouvrier par semaine.

Ces scieries coûtent environ 400 fr., plus les bois nécessaires à la construction, mais les planches qu’elles donnent sont fort mal faites, à surfaces gauches, d’inégale épaisseur, et présentent à l’emploi un grand déchet.

Scierie hydraulique à lames verticales. Le châssis porte quatre lames, et la scierie est mue par une roue de M. Poncelet. Pour mouvoir le mécanisme à vide, le châssis faisant 90 oscillations par minute, on a dû dépenser 202 kilogrammètres par seconde, à quoi il faut ajouter 135‘m. par seconde, lorsque les quatre lames, mues à la même vitesse, mordaient dans du chêne sec de 0m.315 épaisseur, le chariot avançant de 0m. 001 158 à chaque oscillation du châssis. Il en résulte environ 61600 kilogrammètres pour le seul sciage d’un mètre carré de chêne sec.

Scie circulaire. D’après M. Bineau, à la vitesse de 1500 tours par minute, une scie circulaire de O™. 40 diamètre débiterait en

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