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de ia lentille pouvait être entendu sur le prolongement de cet axe de l'autre côté do celle-ci, et qu’il cessait d’être perçu par une oreille placée en dehors de cet axe. En traversant la lentille, le son ne change ni d’acuité ni de timbre.

On ne parait pas avoir suffisamment cherché à tirer parti de l’emploi du son comme moyen de correspondre à distance. A ce titre, je crois utile de rappeler ici quelques expériences déjà anciennes (1841) de M. Daniel Colladon.

A l’aide d’un appareil hydro-acoustique décrit tomcYdes savants étrangers, M. Colladon a pu, malgré le bruit de vagues assez fortes, entendre à la distance de 13500“ le son d’une cloche du poids de 65 kilog. vibrant sous l’eau.

Les vases formés de lames métalliques très-minces et fermés par le bas, lui paraissent les appareils hydro-acoustiques les plus convenables, mais tous les corps solides plongés en partie dans l’eau et contre lesquels on appuie la tète pour écouter, peuvent transmettre à l’oreille les sons qui se propagent sous l’eau.

Une grosse cloche de métal entièrement submergée donne, sous l’influence d’un choc, un son qui dure plusieurs secondes, et en plongeant à peu de distance de la cloche une barre que l’on tient en même temps avec la main, on ressent un mouvement vibratoire très-violent qui est transmis à la barre.

Les intonations parlées peuvent se transmettre à quelque distance sous l’eau; mais si la personne qui parle est placée sous une cloche de plongeur, on n’entend quç des sons confus sans pouvoir distinguer les articulations, à une distance de quelques mètres.

Le choc d’une chute d’eau ou celui des palettes d’un bateau à vapeur de cent chevaux et plus, en marche, ne produisent sous l’eau qu’un bruit faible et confus à 50™. A 1000“ on n’entend aucun bruit distinct.

Quoique les sons transmis à l’aide de l’appareil de M. Colladon soient beaucoup plus brefs que ceux qui sont transmis par l’air, cependant on reconnaît avec la plus grande facilité non-seulement le degré d’acuité du son et sa valeur musicale, mais encore le timbre du corps frappé; très-souvent on peut deviner sa nature et jusqu’à un certain point ses dimensions et la manière dont il est frappé. Le bruit d’une chaîne agitée sous l’eau se distingue si bien qu’on reconnaît lorsqu’une barque, distante de 3 à 4000 mètres, lève son ancre.

Les écrans diminuent l’intensité du son transmis, mais cette influence n’est pas absolue et si les vibrations sont énergiques, elles 6e transmettent au delà des obstacles solides qu’ils rencontrent. Dans une expérience faite avec une grosse cloche, on a compté chaque coup frappé, dans une maison bâtie au bord de l’eau sur un terrain remblayé, à une distance de 3000 mètres de la cloche, quoique

SON. — SONNETTE. — SOUDE. — SOUDURE. 1487 celle-ci fût séparée de la maison par un promontoire; le son paraissait sortir des fondations et des piliers des murailles.

Il parait démontré à l’auteur de ces intéressantes expériences qu’on pourra, dans certaines localités favorables, par le moyen de de coups trés-énergiqueset d’appareils bien combinés, correspondre sous la mer à une distance de quelque cent mille métrés. Il lui parait probable que, dans les mers d’une profondeur à peu prés uniforme, l’intensité du son, loin de diminuer proportionnellement au carré de la distance, ne diminue que proportionnellement à la distance simple ou à peu près, les ondes sonores se réfléchissant entièrement dans la masse fluide, lorsqu’elles rencontrent la surface sous un angle très-aigu.

On peut donc prévoir que, dans le fond des golfes, les vibrations refoulées et concentrées sur certains points pourront y produire un bruit très-intense. Il est d’ailleurs facile de concevoir une foule de dispositions et do constructions artificielles qui faciliteront ces essais télégraphiques dont les administrations maritimes tireront parti tôt ou tard. L’agitation des vagues ne trouble que fort peu le silence presque absolu qui règne sous l’eau de la mer, ce silence doit encore favoriser les communications qu’on (entera d’établir sous l’eau. Consultez les essais de M- Bonnycaslle (1838), n° 316 du journal Y Institut, et la lettre de M. Colladon à la Bibliothèque de Genève, août 1841.

SONNETTE. Dans les machines à battre les pilots, on évalue à 18 ou 20 kil. le poids que chaque manœuvre peut élever verticalement, avec la vitesse correspondante à quatre minutes et demie par volée de trente coups, à lm.20 de hauteur, y compris les repos.

D’après Sganz'n , l’expérience et la pratique des grands travaux auraient conduit à considérer un pieu comme arrivé à un terrain résistant susceptible de porter une charge permanente de 25000 kil., quand ce pieu n’enfonce plus que de 0m.0t par volée de dix coups d’un mouton de 600 kil, tombant de S^.ôO ou par volée de 30 coups d’un mouton de même poids tombant de lm.20.

On appelle refus la quantité dont le pieu a pénétré dans le terrain pendant une volée.

SOUDE. Protoxyde de sodium formé de sodium 74.42 -{-oxygène 25.58; alcali blanc très-caustique, ayant la plus grande ressemblance avec la potasse. Sa dissolution dans l’eau s'en distingue cependant en ce que, étendue, ni la dissolution concentrée d’acide tartrique en excès, ni la dissolution de chlorure plalinique n’y produisent de précipité.

SOUDURE. On soude le fer eu chauffant fortement les deux pic-

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