TALUS NATURELS. — TERRAIS. — TERRAINS
TALUS NATURELS. Voyez la page 1 1 95.
TEMPÉRATURE . — Vov . Calorique, pag. 181 et suiv.
TERRAIN. Voyez Relief du terrain, page 1391, et Levés de terrains, page 1013.
TERRAINS. Les géologues divisent l’ccorcc du globe en groupes auxquels ils donnent le nom de formations et dont plusieurs rénnis constituent un terrain ,• et les formations comprennent ellesmêmes certaines séries de roches. Si, par une comparaison très-ingénieuse due ;’ 71. Constant Prévost, on voulait donner une idée de la valeur relative que l’on doit attacher h ces expressions : Roches, Formations, Terrains, si fréquemment employées dans le langage géologique, on pourrait jusqu’à un certain point le faire, en prenant pour exemple un livre. Les minéraux deviendront ainsi comparables aux lettres alphabétiques, les roches auront pour analogues les syllabes d’une ou de plusieurs lettres, et dont l’importance. In fréquence cl le nombre seront déterminés par le génie de la langue et non par le hasarü; les formations seront représentées par les mots et les terrains par les phrases. Enfin, les grands groupes de ceux-ci correspondront aux différents chapitres. Et de même que cette série de lettres, de syllabes, de mots, de phrases, peut initier aux pensées de l’auteur, de même aussi l’étude successive des minéraux, des roches, des formations et des terrams, peut conduire à connaître les causes et la nature des révolutions qui ont eu lieu à la surface terrestre.
En Angleterre, en /Allemagne et en France, on divisait encore naguère toute l’écorce du globe en cinq grands terrains qui, en allant du plus nouveau au plus ancien, se succédaient de la manière suivante :
1° Terrain diluvien ou de transport;
2° Terrain tertiaire;
3° Terrain secondaire;
4° Terrain intermédiaire ou de transition;
5° Terrain primitif.
Mais il parait que cette division, qui est à peu près celle du célèbre ingénieur saxon IFerner, a cessé d’être l’expression exacte de la science, et que le terrain primaire, qui comprenait toutes les roches qui n’oflrcnt aucune trace d’êtres organisés comme les granits, les gneiss, les micaschistes, par exemple, n’existe plus ou n’cxislc qu’en partie, le granit étant considéré aujourd’hui comme une
TERRAINS. 1491
roche d'origine ignée qui se montre à différentes époques, et les gneiss et les micaschistes comme des roches modifiées par l’action ignée que quelques géologues classent dans le terrain intermédiaire auquel ils donnent d’ailleurs le nom de primaire.
Entre les classifications nombreuses et les sous-divisions qui ont été proposées, j’adopte ici celles de M. Iluot , Manuel de géoloqie , parce que leur correspondance avee la série wernérienne modifiée, et encore très-répandue, y est nettement établie, et parce qu’elle offre, en outre, à l’esprit des distinctions claires, définies et bien limitées.
Ainsi que l’indique le tableau suivant, l’ensemble des terrains est divisé en deux grandes classes ou séries : la série plutonique, qui comprend les roches d’origine ignée, et la série neplunienne, qui comprend les terrains formés par voie aqueuse, parmi lesquels il se trouve toutefois des roches qui ont été plus ou moins modifiées par le feu; l’ensemble de ces séries forme neuf groupes principaux que le tableau présente en allant du plus nouveau au plus ancien. Les fossiles indiqués se trouveront parmi ceux esquissés pl. LXXH à LXXVI.
( Voir le tableau, page suie ante.)
TABLEAU de la classification des Terrains, acec leur puissance, les fossiles qui les caractérisent et les roches
plutoniques qui en font partie.
TERRAINS
TERRAINS
S-Sëg-S