CO
R — p sm. <p j .
ot en multipliant par les rapports (3) des chemins simultanément parcourus, on a pour l’équation complète du travail.
1 + C-sin.ip
1 — ^sin.<p
d“a , ld»a.n,\
R p MO. <j>
Cette équation suppose essentiellement que le mouvement du système est uniforme ou qu’aucune force d’inertie n’est mise en jeu. Voyez Cabestan, pag. 172.
TRIGONOMÉTRIE— Voy. pag. 855 à 879.
TROMPE. — Voy. Machines soufflâmes, pag. 1100.
TUNAGE. Travail d’art destiné à consolider un terrain et surtout à le défendre contre l’action de la mer ou des eaux courantes. Il se compose de lignes de clayonnage dont les intervalles sont remplis soit de fascines chargées de gravier, soit de gravier seul, de terres, de sable, d’enrochements.
VAPEUR D’EAU. Jamais circonstances ne furent moins propices à la rédaction de cet article. Lois générales, données numériques, résultats d’expériences que l’on devait croire parfaitement vérifiés, généralités séduisantes, ingénieuses hypothèses des Boyle, des Mariotle, des Dation, des Walt, des Southern, des Dulong , des Arago, des Gay-Lussac, savantes théories des Prony, des Navier et des Poncelet, tout est mis cd question, ou disparaît pièce à pièce, en ce moment critique, sous rimpitoyablccthabile main deM. Rcgnault. Malheureusement la sape de l’inlaligablc académicien marche beaucoup plus rapidement que la publication de ses importantes découvertes, et, si les 800 pages in-4° éditées jusqu’ici laissent peu d’espoir qu’il reste rien de l’ancien édifice, on ne sait trop encore quelles lois, quels principes généraux pourront servir de fondements à une nouvelle théorie, ni même s’il existera de telles lois ou de tels principes.
De son côté, la pratique modifie ses machines, et même avec succès ; elle demande à l’expérience surtout les formes et les proportions de leurs organes, et, peut-être avec raison, semble douter du pouvoir que s’attribuait la science d’en régler les dimensions ; elle abandonne rapidement les mécanismes fondamentaux ou les transforme, et dans les machines destinées à la mer surtout, vi-
sant à ce qu’elle appelle le ramassé, elle efface de ses projets et les longues bielles et les classiques balanciers, etc...
Au milieu de ce cataclysme, placé aujourd'hui encore entre un passé qui n’apparalt plus qu’à travers la poussière de la démolition, cl un avenir que M. Régnault ne laisse entrevoir que partiellement, je me contente d’indiquer très-sommairement : 1° les méthodes de calcul qu’on employait naguère ; 2° les données numériques nouvelles, mais incomplètes, dues à M. Régnault-, 3° enfin je signale, d’après lui, quelques écueils que, dans notre ignorance de praticiens, chacun de nous avait pris pour des phares lumineux élevés par le génie d’hommes à jamais illustres.
Comment on évaluait le travail de la vapeur sur un piston.
A étant la surface du piston en mètres carrés, l la partie de la course qu’il a parcourue lorsque son mouvement a engendré le volume V„= kl,
P„ la pression constante exprimée en kilogrammes par mètre carré à laquelle il a été soumis pendant la partie l de sa course, on a évidemment pour le travail du piston pendant cette période
AP„f = P, V„
Si à partir de cet instant, l’introduction de la vapeur cesse, et si on laisse se détendre celle qui a déjà été admise, jusqu’à ce qu’elle occupe le volume entier Y du corps de pompe, sa force élastique diminuera à mesure que le volume qu’elle occupe augmentera ; mais la loi qui lie alors les forces et les volumes n’étant pas connue, les mécaniciens supposaient que la vapeur agissait conformement à la loi de Mariolte pendant la détente, et P étant la pression par mètre carré correspondante au volume total V, ils posaient
PV = P„V. ou £ = £
d’où résultait pour le travail pendant la détente ( Voyez page 1506)
P.VJog.hyp. = P„ V0 log.hyp. ^
et dès lors pour le travail mouvant correspondant à une courso complète du piston
P.V. j 1 -f-log. hyp.^j
Mais le revers du piston étant soumis à la pression p par mètre carré et supposée constante qui existe dans le condenseur ou au dehors, il naitde cette circonstance un travail résistant
de sorte que le travail moteur T pour une course devenait T = P„ V„ | 1 -j- log. hjp. ^ ^ j kilogrammélres.
Multipliant celte expression par le nombre n de courses en une minute, divisant ensuite par 60 pour obtenir le travail par seconde et divisant encore par 75, on obtenait pour le travail théorique de la machine exprimée en chevaux (pag. 32 1)