CHALEUR
totale.
co colonne de mercure.
cd kilogrammes par mètre carré.
Atmosphères.
met.
Ce tableau donne les relations entre les températures et les forces élastiques delà vapeur aqueuse à saturation. La 5« colonne, intitulée chaleur totale, exprime le nombre de calorie» qu’il faut transmettre à un kilogramme d’eau à zéro pour convertir cette eau en vapeur à saturation aux pressions et températures des colonnes précédentes.
De la loi de Watt. On sait que d’après Walt la quantité de chaleur renfermée dans un kilogramme de vapeur à saturation était la môme et = 633, quelle que fût la pression au-dessus d’une atmosphère ; les praticiens avaient admis cette loi du grand homme, mais en adoptant 650 au lieu de 633, d’après quelques expériences concordantes de Gay-Lussac et de Clément et Disormes, expériences dont M. Régnault déclare au reste n’avoir pu nulle part retrouver les détails. On voit que d’après M. Régnault cette chaleur totale augmente notablement avec la pression ou avec la température, et que l’on ne peut plus compter que la même quantité de combustible produira un kilogramme de vapeur à basse et à haute pression.
De la loi de Southern. On sait encore que, d’après les expériences de Southern, quelques praticiens admettaient que la chaleur latente de vaporisation, c’est-à-dire la chaleur absorbée dans le passage de l’étal liquide à l’état gazeux, était constante pour toutes les pressions, de sorte que l’on obtenait la chaleur totale en ajoutant à la chaleur latente constante le nombre qui représente la température de la vapeur.
Celle loi est inexacte et s’écarte même encore plus que celle de Walt des résultats numériques donnés par les expériences de M. Régnault.
Il conviendrait maintenant de chercher la véritable loi qui lie les quantités totales de chaleurs contenues dans la vapeur à saturation ; « mais je ne pense pas, dit M. Régnault, que celte recherche puisse « Être faite actuellement avec quelque chance de succès, car il nous « manque plusieurs éléments dont la connaissance me parait abso- « iumenl nécessaire à la solution du problème.
« Il me parait, ajoute-t-il, qu’il est essentiel de connaître la loi « qui règle les densités de la vapeur aqueuse, à saturation et à non- « saturation, sous les diverses pressions et aux différentes tempéra- « turcs. On calcule ordinairement ces densités eu admettant que,
« pour une température constante, lesdensitésde la vapeur à salura- « tion et à non-saturation peuvent se calculer d’après la loi de « Mariotle, et que sous la même pression, mais à différentes tempé- « ratures, les volumes de la vapeur non saturée peuvent être déter- « minés, en admettant que la vapeur se dilate pour chaque degré de « température et quelle que soit sa densité, de la même fraction de