‹ Aidez-le à bien travailler le latinChapitre 112 sur 235 · PONCTUATION · texte numérisé non relu

PONCTUATION

C'est alors que se pose souvent le problème de la ponctuation. Elle est d'invention récente, et varie suivant les éditions. Il faut donc plutôt s'en méfier.

D'abord ne comptons pas trouver partout des virgules pour séparer les propositions. J'ai déjà fait observer que l'ablatif absolu n'est pas forcément « entre virgules » (cf. page 11 S).

Par contre, beaucoup d'éditeurs isolent la proposition relative ; c'est assez fâcheux car l'élève tend trop à séparer l'antécédent du relatif ! Ainsi dans la phrase [655] certains auraient écrit quos dico entre virgules, alors qu'il faut bloquer quatre mots : ii reges quos dico. Dans la phrase [648] j'ai supprimé les virgules qui encadraient quae Attici mirantur. Elles séparaient à tort illa quœ et ne prouvaient rien sur le rôle de diversa.

Pour les autres subordonnées, pour les divers compléments, aucune loi ne peut être donnée, et chaque éditeur est responsable de sa ponctuation. Ainsi, dans la phrase [654], on peut à volonté mettre ces deux virgules, ou les supprimer totalement, ou en mettre une seulement après litteris. Dans la phrase [655], on pourrait ajouter beaucoup de virgules, après clarissimis, après perfectum, après ii, après dico, après attulissent, sans éclairer beaucoup le lecteur. Ne valait-il pas mieux se borner à isoler la proposition causale dont l'inversion fait précisément difficulté ?

En tout cas, instruit par les fautes des élèves, je formulerai au sujet de la ponctuation une petite règle pratique :

Si on enjambe une virgule, il faut achever d'analyser et traduire ce qui la suit ; mais on peut enjamber un élément entre deux virgules pour y revenir après.

Cette règle doit empêcher les élèves de prendre un morceau de proposition pour le mettre dans une autre, et doit les amener à mieux s'orienter dans des phrases comme [657].

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