PRÉPARER ET REVOIR
Le travail de classe doit aboutir à cette expérience des textes qui, par toutes sortes de notions accumulées, procure l'aisance et la sécurité à l'examen. Plus que sur les versions isolées, ne formant pas au total une bien grosse masse, il faut compter sur l'explication de textes qui nécessite, avant la classe, la préparation, après la classe, la révision.
Certains professeurs donnent à leurs élèves « cinquante lignes pour demain ». Un théoricien parle de faire lire « dix pages par heure ». Je ne crois pas qu'il soit possible de faire le mot à mot par groupes construits (cf. page 155) à cette cadence. Or si on ne le fait pas, on répète seulement à toute allure une traduction copiée sur un cahier.
J'ai discuté avec quelques collègues de cette question des traductions. Trois d'entre eux défendaient contre moi leur utilisation dans les classes secondaires, parce que les préparations sont longues et que les élèves n'auraient pas le temps de les faire...
Je raisonne et je procède autrement, persuadé que cette vitesse fait illusion, et ne profite à personne.