ACTE -TROISIÈME
même, de la douleur et de la rage qui m'étouffaientl Et quand enfin j'eus tout dompté, je n'ai tout de même trouvé en moi que ma défaite. J'avais laissé dans cette bataille l'orgueil de moi, le goût de moi... Je ne t'aimais plus. Non, je ne t'aimais pluâ, Hélène. Mais je ne m'aimais plus moi-même.
HÉLÈNE
Tu nous avais abandonnés I
HENRI
Oui.
Tous les deux !
HENRI
L'homme et la femme sont solidaires.
HÉLÈNE
Et maintenant ?... Et maintenant ?
Tu vois bien que je recommence b te parler comme à moi-même, à penser tout haut devant toi !... {MtdlUtion. Ella Mt immoblls, m attente. Il dit, doncsment :) Le JOUP! {Il éUiot |a lamps. La Jour nt i prdiant
itvé. La cia! ut roM.) Tâche à présent d'aller te reposer!.,. Le ciel est clair. Il fera beau. Mais il traîne sur le pré bas une mousseline de brume... Il ne
fait pas très chaud... Et tu es peu couverte... Et cette porte ouverte...
n feime la porte-fenêtre.
HÉLÈNE, devant ce geste qui la réintègre, a^ un élan vers lui.
Henri !
HENRI, avec encore un recul, malgré lui.
Va, je te dis !...
HÉLÈNE, douloureuse, dégue.
Ah ! tu n^oublieras pas ! Tu m'en veux ! Tu m'en veux !
HENRI, profondément, gravement.
Non, je ne t'en veux pas... (Avec respect, admiration :) Tu t'es bien défendue !
Le visage d'Hélène s*éolaire. Mais :
HBNRI| aussitôt rembnmi par le pincement du souvanir, U
repousse du gesteJ
Va maintenant te reposer !
HÉLÈNE, nettement, orgueilleusement.
Non.
HENRI
Tu ne veux pas ?
HÉLÈNE, de môme.
Non.
HENRI
Tu veux rester là ?