ACTE TROISIÈME
t HÉLÈNE, de même.
Oui.
HENRI la regarde, comprend qu'elle attend autre chose de lui, une étreinte, à quoi elle a droit. Mais c'est trop t6t... Il ne peut pas encore. Il se dérobe, s'approche de l'âtre, prend dans le colfre à bois une brassée de brandes.
HÉLÈNE l'a suivi.
Tu fais du feu !
HENRI
Une flambée de brandes, puisque tu restes là...
Il s'agenouille devant l'âtre.
HÉLÈNE
Ce n'était pas la peine !... Attends ! Je vais
t 'aider ! (Elle lul passe des brandes :) Tiens I
HENRI
Merci. (Il se relève, tandis que les btandes pétillent.) Assieds-toi ! (Elle hésite, le regarde. Il répète :) Assiedstoi 1 (Elle s'assied sur. un tabouret bas devant le feu.) Chauffe-
toi!
Elle est illuminée par la flamme du foyer. Elle regarde le feu. U s'éloigne, gagne la porte, s'arrête..., revient sur ses pas, va vers elle, reste im instant debout prés d'elle, derrière elle... et brusquement, avec une espèce de fougue tendre, se penche, lui saisit la tête à pleines mains, lui met un baiser dans les cheveux, un baiser qui ne se relève plus. Elle se retourne. Elle tend vers lui, ardemment, un visage heureux. Il l'enveloppe... Elle se livre... Un rayon de soleil doré pénètre, oblique, la maison.