FANNY, M- SAUNIER
fannv, a pan.
Ah! mon Dieu!... quel air de mystère... est-ce qu'il a reçu la lettre de Georges T ( Haut. ) Vous avez à me parler, ma mère ?
M“« SAOItIRR.
Oui, mon enfant, oui.
* Saunier, M"* Saunier.
** Saunier, Fanny, Saunier.
FANNY
J'écoute...
M“« SAUNIER
Assieds-toi ià, près de moi.
FANNT,
M’y voici, maman...
Elle s’ssiicd près de si raèrr.
Elle te va bien, cette robe...
FAHNV.
Voua trouvez?
M m » SAUNTER.
Ou), tu as l’air d'une jeune mariée... ce te trouble, ce mot là.. .Voyons... entre nous... est-ce que tu n'as pas encore songé au mariage!...
fannt, ù part.
Plus de doute... mon parrain a parlé !...
M n ‘* SAUNIER.
Hein»
FANNT, embarrassée.
Dam!... maman...
M“' SAUNIER
C'est si naturel... toutes les jeunes filles y pensent... et toi?
FANNV.
Moi, maman, je suis aussi une jeune fille...
U m ° SAUNIER.
Mais raisonnable... Ce n'est pas toi qui te déciderais d'après un caprice...
fannt, vivemenl.
Oh, non... une affection sincère.
M“* SAUNIER
Bien, mon enfant... tu as été élevée simplement, toi ; vois-tu, ce qu’il te faut... ce n’est pas, comme à ta soeur, les plaisirs de Paris, le tumulte des fêtes... c'est un bonheur sans bruit.
FANNV.
Oh , oui t
SAUNIER
Alors, chère enfant... si quelqu'un... dans le commerce comme nous... quelqu’un... que tu conna^ et que nous estimons... avait demandé ta main... si nous l’avions accordée... tu ne nous en voudrais point, n'est-ca pas I
FANNT.
Oh! ma mère...
M“» SAUNIER
Tu approuverais notre choix»
FANNV.
Oh, oui!
st“" saunier , l’embrassant.
Embrasse-moi.
FANNT.
Mon Dieu, que vous êtes bonne aujourd'hui pour moi !
h”« SAUNIER.
Oit que tu et une excellente fille... Du reste, tu ne te repentiras pas de ta confiance en nous... celui que nous t'avons choisi a tout ce qu’il faut pour te plaire.
FANNY, d part.
Je le tais.
M“» SAINIIR.
Un jeune homme très-bien élevé... quoique dans le commerce... riche avec cela.
fanny, étonnée.
Biche?
* 1M SAUNIER
Sans doute... M. Alfred Durand.
panny, se levant.
Ah I ma mère...
*“• SAUNIER
Mais qu’as-ludonc... pourquoi ce changement?
Toul-à-l’heure tu avais l’air charmée.