FAR K Y
Ils me parleraient encore de cet odieux mariage... et je ne pourrais résister, je céderais... et j’en mourrais!
GIRARDOT
Mais comment faire ?... les voir encore, nous nous irriterons réciproquement, j’ai la tête ai vive... puis, j’aurais l’air de demander grâce, de reconnaître que j’ai eu tort, c’est impossible... il faut que je parte !
fa rr y, vivement.
Eh bien, emmenez-moi!
GIRARDOT
Comment ?
FAHHY.
Oui, chez ma tante, en Dauphiné... Vous deviez m'y conduire, tout était convenu avec mon père; nous partions dans quelques jours... partons de suite!
GIRARDOT
Devancer le voyage sans la permission de tes parens!... ce malin je l'aurai* peut-être pris sur moi, mais après ce qui s'est passé. .
FAHHY.
Ah ! il le faut!... je ne puis rester ici... ici, où j’ai fait de si beaux rêves, où je serai seule maintenant... Je veux partir, ina tante m'attend, emmenez moi!
GIRARDOT
Mais laisse-moi au moins le temps de réfléchir. (A part.) Quelle exaltation !
FAHHY.
Si vous ne voulez pas m’emmener, oh! je ne réponds plus de ce que je ferai... j’irai seule, au hasard... à pied, s’il le faut.
girardot, effrayé.
Comment! mais c’est qu’elle le ferait! c’est un moment de fièvre, de délire. ..
fahhy, avec égarement.
Vous ne répondez pas...
girardot.
Eh bien, oui, oui... (A part.) Il faut avoir l’air de céder ; je verrai les Saunier... (Haut.) Oui... Tu partiras.
FAUST
Ah ! ce soir !
GIRARDOT
Ce soir... sorti calme-toi. Mais il faut auparavant que je voie Georges, que jedui redonne un pea de courage !
FAHHY.
Vous espérez donc...
GIRARDOT
Rien... je n’espère rien, je ne promets rien, mais je ne voudrais pas qu’il partit désolé... s’il est déjà au navire, je lui écrirai. Toi, surtout, pas un mot de tout ceci !