LES RELIQUES
2^ Les langes qui envoloppèreiit le Sauveur dans la crèche.
3® Le drap sur lequel St. Jean-Baptiste a été décapité.
4® La toile qui ceignit les reins du Sauveur sur la croix.
Ces reliques sont chaqu’une einpaquetees dans des pièces de soye, qui^ lors de chaque exposition sont découpées, et les morceaux distribués aux personnes présentes.
PETITES RELIQrES.
La ceinture de J.-G en cuir : Charlemagne a scellé les deux extrémités de cette ceinture de son sceau , dont les empreintes sont très-bien conservées.
2® Une partie des cordes dont J.-C. fut lié.
S® Un fragments d’un des clous qui ont servi pour attacher J.-C. à la croix.
4® Une parti de V éponge qui servit à le désaltérer.
5® Une partie de la verge dont il fut frappé.
6® Une ceinture de la Ste. Vierge : elle est fort longue, et légèrement rouge aux extrémités.
7® La tête de St. Anastase.
8® Le hras du Grand prêtre Siméon , sur lequel il porta Jésus enfant.
LES EELIRLES.
9® Du sang et des osseinens de St. Étienne martyr: c’est sur ces reliques que les Rois des romains prêtaient leur serment.
10® Un anneau de la chaîne que porta St. Pierre dans sa prison.
11® De V huile de Ste. Catherine: la légende rapporte que cette Sainte fut enterrée par des anges sur le mont Sinaï , et que de son tombeau s’écoula une huile miraculeuse , dont l’emploi guérit un grand nombre de malades.
12® Des cheveux de St. Jean-Baptiste et de St. Barthélémi.
13® De la manne , dont les Hebreux furent nourris dans le désert.
14® Des fragraens de la vergé d'Aron.
15® Les trois reliques suspendues au col de Charlemagne au tombeau — un vase de crystal renfermant des cheveux de la Ste. Vierge — son portrait peint par St. Luc — et un fragment de la vraie croix.
Charlemagne avait reçu une partie de ces reliques en 799 de Jean Patriarche de Jérusalem , une autre partie lui fut donnée en 806 par Aaron^ Roi de Perse ^ qui lui fit en même tems don de Jérusalem et des Sts. lieux : enfin le reste lui fut envoyé de Constantinople , ainsi qu’il l’a certifié lui même dans le diplôme qu’il a dé-
LES RELiaUES.
livré à cet eEFet. La pierre sépulcrale de marbre blanc, qui dans le principe couvrait le tombeau de Charlemagne , est actuellement attachée a un mur de la partie gauche de l’église.
L’église a deux portes; la principale , celle dite du loup y doit son nom à un loup en bronze , placé sur un pillier à la droite de cette porte. Il est difficile d’expliquer ce que signifie ce loup placé à l’entrée de l’église, à moins qu’on ne veuille se contenter de l’anecdote que la tradition a conservée.
Suivant cette légende les magistrats délibéraient sur le moyen , toujours fort difficile , de se procurer les fonds nécessaires pour achever la construction de la cathédrale , quand parut un individu de bonne apparence , qui promit de fournir les fonds nécessaires , si 011 voulait s’engager à lui livrer le premier individu qui entrerait dans l’église après son achèvement: Les magistrats, à cette offre reconnurent Satan , mais pressés par les circonstances , ils prirent l’engagement demandé, et l’argent fut compté : mais lorsque l’édifice fut achevé, et qu’il fallut l’ouvrir au public, l’embarras des municipaux fut extrême: ils délibéraient depuis le matin , quand on vint annoncer qu’un des gardes forestiers de la ville venait d’amener un loup vivant , qu’il avait pris au piège : — C’est un secours
l’hôttel de ville.
qui nous vient du ciel, s’écrièrent-ils tous d’une voix, le loup sera la victime expiatoire! — Ce qui fut dit, fut fait: le loup fut lancé dans l’église à l’ouverture des portes, et le Diable bien penaud fut obligé de se contenter d’un loup, aulieu de l’ame d’un çlirétien.
On compte huit paroisses à Aix-la-Chapelle : les églises paroissales n’oftVent rien de remarquable, celle de St. ISicolas exceptée, où l’on voit au maître-autel trois tableaux, représentant différentes circonstances du crucifiement : celui de la descente de croix est attribué à Van Dyk^ et les autres à Diepenbeck , connu comme un des plus habiles disciples de Rubens.