Une autre semblable, mais postérieure. Hain
3. Proverbia latine et germanice. Lyptzk per Melchior Lotter. anno salutis nonagesimo nono, in-80. Hainet Fabricius.
En français :
4. Une édition de Lyon, 1428, in-8v, si l'on en croit Leyser qui seul en parle.
Nature de
l'ouvrace.
Commentaires et gloses.
titre : Auctores octo morales, compilation qui semble être due à un nommé Metulin (1).
De Visch a reproduit cet ouvrage d'Alain dans son édition ; et d'après lui, la Patrologie qui s’est en outre aidée de nombreuses variantes et corrections données par Leyser. Cet auteur avait revu en entier et imprimé l'ouvrage d'Alain dans son livre sur la Poésie du moyen âge (2).
Les Paraboles forment un recueil de maximes morales en vers élégiaques. Le premier livre contient les pensées résumées en deux vers; le second celles qui en ont quatre et ainsi de suite, jusqu'au sixième livre qui contient les pensées exprimées en douze vers , six disliques.
Ces paraboles se trouvent eommentées dans quelques manuscrits et quelques anciennes éditions (3). La petite glose et la vie d'Alain qui y sont jointes paraissent anonymes, mais sont attribuées par Henriquez et D'Ionghelle à Mathieu Bonhomme, moine de Ctîteaux suivant les uns , imprimeur à Lyon, suivant les autres (4). Rien n'indique où ils ont puisé ce renseignement , fort acceptable, du reste.
Ce commentaire tout moral, interprétation prosaïque des
2. Les Paraboles de maître Alain. Paris, par Anth. Verard, 1499, pet. in-lol. goth., figures enluminées (contenant les vers d'Alain, la traduction en français, par un anonyme, et une glose du même). Fabricius, Hain et Brunet, | | 3. Idem, Paris, Denis Janot, 1530-1536, pet. in-80 goth. fig. sur bois. Fäbricius. Brunet,
(4) Voyez la note ci-dessus.
‘2) Hist. poemat. et poet, medii ævi.
(3) Voyez ci-dessus la liste des éditions, pages 128 et 129 dela note, Voyez, enoutre , le manuscrit sur parchemin vi MDCCVII, de la bibliothèque impériale, fonds Colbert, du XVe siècle (iste liber communiter duobus solet dici}, où les Paraboles se trouvent réunies aux pièces les plus diverses.
(4) Heuriquez. Menolog-Jongelinus Notitia abbator. ordinis Cisterciensis, Voyez notre note, page 46.
Traductions
francaises et
traductions
allemandes.
Ehythmi
teutonici,
XELVI.
Gnome.
symboles poétiques du texte: ne présente aucun intérêt particulier. Quant à la vie d'Alain, elle est aussi très-courte et ne contient guères que les légendes rapportées par nous dans la biographie.
Sentfleb, dans son édition de 4663 {Breslaw; a joint au texte une biographie et des notes philologiques très-érudites.
Ces paraboles latines ont été traduites en vers français à la demande de Charles VIII, dit-on. Elles ont été aussi traduites en allemand , et ces versions ont été imprimées (1).
M. Jac. Wartmann, bibliothécaire de St. -Gall a bien voulu nous donner quelques renseignements sur les Rhythmiteutonici qu'Haenel avait cités comme étant dans la bibliothèque de cette ville. C’est une traduction interlinéaire métrique en un dialecte méridional du haut allemand moderne, avec de nombreuses gloses latines marginales. Mais elle n'embrasse pas tout l'ouvrage, d'ailleurs mutilé dans cet exemplaire, et parfois elle abandonne les vers pour la prose. C'est sans doute l'ébauche d'une de ces traductions allemandes imprimées que nous avons citées en note d'après Hain (2).
On peut juger par cette quantité d'éditions, traductions et gloses, de la célébrité de ce poème, dans lequel se trouvent en effet de fort jolis vers, de très-belles pensées très-bien énoncées, mais l’ensemble en est fort inégal.
Gnomæ (3).
Un extrait a été publié par Barthius d'après un manuscrit quil avait entre les mains {4}. Le reste est inconnu.
(1) Conf. Duverdier. Bibliothèque de ceux qui ont écrit en français d'après la Bibliotheca de Conrad Gessner. — De Visch, Biblioth. script. ordinis cisterc. — Fabricius, 1. c. — Leyser, 1. c.
(2) Ci-devant page129, la note.
(3) Gnomarum lib. IX, cité par Barthius.
(&) Barthius Adversariorum commentariorum libri sexaginta, lib. XX X]
Resume.
Ce n'est qu'un choix fait par Alain des poésies gnomiques de divers auteurs relatives surtout aux Vertus et aux Vices. C'est donc un recueil sans originalité et sans intérêt, une sorte d'édilion faite par le docteur universel de poésies qui lui plaisaient , peut-être une préparation à ses Paraboles. Celles que Barthius a publiées sont extraites d’un poète inconnu appelé Othon, fort remarquable du reste.
Voilà tout ce que nous avons pu relever d'ouvrages attribués à Alain en écartant ce qui revient à l'évêque d'Auxerre et à l'abbé de Tewkesbury (1). Nous en avons encore sans doute amis un certain nombre, car l'œuvre d'Alain paraît aussi considérable que celle d’Albert-le-Grand ou de St. Thomas, fere innumera opera, disait Trithème (2).
cap. 9. On a eu tort de croire que ces Gnomes d'Othon sont intitulées : Gnomæ virtutum et vitiorum. On a mal compris Barthius. C’est tout le recueil d'Alain suivant lui qui roule sur ce sujet : Gnomæ in novem libros distinctos virtutum et vitiorum, dit-il.
(1) Voyez pour les ouvrages de ceux-ci , ci-dessus , page 55, note 2 et page 58, note 2.
(2) Trithème, de script, eccles.
Les éditions générales sont donc loin de tout embrasser et ne comprennent même pas tout ce qui est connu.
Celle de De Visch contient : /n cantica canticorum.—De arte prœædicatoria.— Sermones, — Liber sententiarum. — De sex alis Cherubim.— Pæœnitentiale. — De fide contra hæreticos — De planctu naturæ.— Anticlaudianus.— Rhyÿthmus de incarnatione.— De natura hominis.— Parabolæ,
Celle de M. Migne a ajouté : De arte fidei, d'après B. Pez. — Regulæ theologicæ, d’après Mingarelli. — Zn distinctionibus verborum (summa quot modis), d’après l'édition gothique.
On pourrait y Joindre les ouvrages suivants imprimés sous le nom d'Alain, mais au sujet desquels se sont élevés des doutes plus ou moins fondés. De naturis animalium (Bestiarium), d'après les œuvres d'Hugues de S. Victor. — De lapide philosophico d’après l'édttion de Leyde — De amore veneris, d'après Levser. — Gnomæ, d'après Barthins. —/n prophetias Merlini, d'après l'édition de Francfort, — De conflictu virtutum, d'après l'édition
Sans doute, dans ces titres il y a des doubles emplois ; le même ouvrage peut figurer deux fois sous des désignations différentes; un chapitre, comme il est arrivé parfois , peut être compté séparément après l'ouvrage entier dont il fait partie (4) ; mais les quinze ou vingt ouvrages authentiques bien connus et imprimés sufiraient seuls à montrer l'importance de l’œuvre du docteur universel. Tel a été le but de notre travail.
des œuvres de S. Augustin. — /n apocalypsim, d'après le recueil : De statu ecclesiæ corrupto. Les quatre premiers se trouveraient légitimement dans une édition d'Alain parce qu'ils ne lui sont pas irrécusablement contestés, les trois derniers parce qu'ils lui ont été si souvent attribués qu’il faut les connaitre,
On pourrait y joindre encore avec non moins de raison, après toutefois l'examen critique des manuscrits : le De Vitiis, — le Dictionarium theologicum, — les Quæstiones naturales etles Hymni in laudem Magdalenæ, de la bibliothèque impériale. — De quatuor virtutibus. — In evangelia, de la bibliothèque de Strasbourg. — De penitentia ad Bituricenses, de Charleville. — 7n pentateuchum, de Bruges. — Sermones de Toulouse. — De Simonia, de Troyes. |
1] serait facile aussi de munir l’Anticlaudianus , le De Planctu et les Parabolæ d’un commentaire perpétuel au moyen des gloses manuscrites que nous avons signalées.
Le reste des ouvrages d'Alain ne peut figurer quant à présent, que dans les Desiderata, mais en poursuivant les recherches dans les bibliothèques on en découvrirait sans doute bien encore.
(1) Les analogies de titre sont surtout embarrassantes. Ne serait-on pas tenté de confondre malgré la différence des premiers mots : l'Oculus scripturæ et l'Oculus ecclesiæ, le Speculum scripturæ et le Speculum ecclesiæ, les Æquivoca mystica et les Æquivoca ad Ermengaldum , le De Diversis terminibus et de Diversis verborum significationibus, le De Mazximis theologiæ et le De Maximis generalibus ? cependant plusieurs de ces livres sont très bien distingués entre eux, comme nous l'avons montré,
CE
L'histoire de l’enseignement philosophique à Lille semble d’abord un sujet peu digne d'intérêt. Mais c'est précisément parce que cette ville n’a jamais été un centre d’études sérieuses, parce qu'elle a été sans cesse absorbée par des préoccupations pratiques et matérielles, qu’elle peut offrir un champ d'observations fort curieuses. En effet, si la philosophie n’est qu’un thème de discussions plus ou moins brillantes destinées à jeter l'éclat sur quelques capitales privilégiées , on se demandera comment elle a pu tenir une si grande place dans l’histoire de l'humanité. Si, au contraire, on la voit pénétrer successivement dans toutes les couches de la société, s'étendre jusqu'aux populations les moins adonnées à l'étude et leur imprimer lelle ou telle direction des actes et des mœurs, cette science acquerra dans les esprits une nouvelle considération. Or, pour résoudre ce problème, Lille peut mieux que toute autre ville offrir de nombreux éléments d’expérimentation. Purement indus- : trielle, assez éloignée, vu la difficulté des communications, de Paris et de Louvain, elle n’a dù éprouver que longtemps après les autres et d’une façon beaucoup moius complète l’action des grandes écoles qui se sont succédé dans le domaine philosophique. Elle l’a éprouvée cependant, et la trace en est restée dans son histoire , tant est grande la puissance de ces idées abstraites, même sur les hommes occupés des intérêts les plus positifs.
Dès le xi° siècle, en effet, lorsque notre ville commence seulement à prendre une importance sérieuse, on y trouve une école
TR philosophique très-dislinguée, luttant avec avantage contre la chaire plus ancienne de Tournai. C'est à la collégiale de Saint-Pierre, fondée depuis quelques années seulement, que l’enseignement avait lieu. Les chanoines lillois mettaient un zèle extrême à seconder ce mouvement nouveau qui tendait à réformer les études philosophiques, à faire une grande part à la raison à côté de la tradition et de l'autorité, à entrer dans celte voie de discussion claire, précise, et rationnelle surtout , à laquelle l'esprit de notre nation est resté fidèle depuis lors. Des écrivains superficiels se sont beaucoup moqués des études du moyen âge. Sans doute la scholastique comme toute chose humaine a eu ses abus, surtout vers son déclin. Malgré cela , il nous le semble, rechercher quelle est l’origine des idées de l'homme, quel est le caractère et la portée de.ses conceptions les plus générales , est un, objet au, moins aussi, digne d’absorber l’aitention publique que le cours du. trois pour cent, et des actions, de tel chemin de fer. L'esprit humain doit porter, on en convigendna , des. fruits. différents selon qu'il croit au.sein des. premières préoccupations ou des secondes, ” |
Lille, à l’époque que. nous étudions, en. offrait la. preuve. Elle prenait em deux siècles un tel: essor qu'elle laissait bien loin derrière elle. les plus anciennes cités de la Flandre wallonne, Son enceinte s'étendait rapidemgnt; sa population croissait., Son. commerce. ayail des relations nombreuges.et habilement garanties en Angleterre et, sur Le, Rhin, La;draperie. lilloise était partout recherchée. Les.arts n'étaient pas mains en progrès. Les poëles ahondaient. Les. uns écrivaient en latin dps: ouvrages. qui, atlejgnaient à une célébrité, européenne. (L'Alexandréide de. Gauthier de.Châlillon , l’Anticlaudien, d'Alain, de Lille). Les autres illustraient:le langage roman. (le.npuveau roman,du * Rengril, de. Gielée) el jouissaient d’un aussi grand,nenom.
On sentait destoute part celle: sève de jeunesse. qui presse el qui fecondp. |
En:lisant- l'histoire de ce temps:, nous:élions sans: cesse, ramené: à comparer Lille à. cette époque avec: les: États de l’Union tels que:naus les voyons de nos jours, Une.iniliative indusirielle.et commerciale que rien, n'arrête, des.finances. dans. une telle.praspérité que: les resettes dépassent sans cesse les dépenses, une, tandance: constante à intar-