Comte Bertrand de Mun, témoignage verbal
lègue, partisan depuis de longues semaines de son projet) et jusqu'aux derniers Jours d’octobre.
La lettre-programme adressée au vicomte de Bélizal est conçue en termes élevés.
Elle est destinée à préciser la lettre à l'amiral Gicquel des Touches. « Nous avons promis aux Catholiques d'organiser leurs forces sur le terrain politique. L'heure est venue de passer des paroles aux actes. » Le député des Côtes-du- Nord avait donné son adhésion à la lettre du 8 septembre en termes particulièrement chaleureux ; c’est pourquoi de Mun lui demande cette fois son concours !. Le résultat des élections nous prépare, dit de Mun, de grandes obligatiors. Ce « réveil du pays » peut entraîner soit un redoublement de la persécution religieuse, soit une « apparente modération », soit encore un changement profond des institutions.
C’est pourquoi notre programme doit être un programme de gouvernement. Le temps des protestations est passé, celui des revendications commence. Le vaste cadre de ces revendications existe, il a été tracé par le Pape Léon XIII dans l'Encyclique Humanum Genus ?.
Après avoir cité la condamnation pontificale contre la Franc-Maçonnerie et rappelé que l’espoir de guérison des catholiques réside dans l'Eglise, de Mun remarque :
Le programme du parti catholique est tout entier dans ces paroles du Souverain Pontife. Il se résume dans un certain nombre de revendications qui embrassent à la fois les droits de l’Eglise, de la famille et du peuple #.
1. L'orientation d’abord parlementaire du recrutement se reconnaît notamment à ce que le destinataire du deuxième manifeste est choisi au sein de la Chambre à laquelle l’Amiral Gicquel des Touches était étranger.