‹ Albert de Mun et le Parti Catholique: Thèse Complémentaire Présentée Pour le Doctorat ès LettresChapitre 40 sur 54 · Souligné dans le texte · texte numérisé non relu

Souligné dans le texte

La décision de Léon XIII nous apparaît surtout dans ce texte comme une mesure de tactique. Le Pape désapprouve absolument une initiative qui va diviser les catholiques français, si difficilement réunis au moment des élections.

Que beaucoup d’autres considérations aient inspiré également la décision pontificale, on peut l’admettre. Le Pape ne peut soutenir un parti politique opposé au gouvernement de la République auprès duquel son nonce est accrédité et qui rétribue le clergé français. Il conserve au moins de la réserve à l’égard de l’Univers dont le patronage trop visible « marque » le projet de Mun. Léon XIII peut difficilement patronner un programme social alors que les études qu'il a fait entreprendre sont en plein développement. Ces raisons entr’autres influencent le Vatican mais pour nous en tenir au document officiel, c’est la préoccupation de maintenir l’unité des forces catholiques qui a commandé la décision pontificale.

Il importe aussi de souligner l’absence de toute observation sur le fonds. De Mun y verra une adhésion au texte de ses revendications. Sans aller jusque là on peut admettre que rien dans ces revendications n’a surpris le Vatican. Elles représentent un programme possible.

En revanche la lettre paraît exprimer un désaveu implicite de l’attitude unilatérale du Secrétaire général de l'Œuvre des Cercles. L’allusion à l’Encyclique et à l’adaptation de ses idées à celle-ci ne pouvait manquer de frapper de Mun, c’est un discret rappel à l’obéissance du chrétien, au reste dépourvu d’acrimionie. Le Nonce, à son tour, souligne l’affection toute spéciale du Pape pour de Mun.

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