Cat. Posonyi, n
2. Dans cet esprit et de cette époque, une étude de draperie entourant une madone en prière, dont la tête et les mains sont légèrement indiquées; à droite, une autre étude de draperie pour une figure agenouillée, au-dessus de laquelle est dessinée au trait une vierge penchée en avant ; sur papier préparé à fond rouge, au pinceau, avec rehauts blancs, sans date (cat. Posonyi, n° 32 1 ; cabinet des Estampes de Berlin). Avec les mêmes procédés, et sur papier de même ton, une femme agenouillée vers la gauche, priant, les mains jointes, la tête et le Iront recouverts d’un voile, enveloppée d’un long manteau dont les plis cachent ses pieds; h côté, deux
ALBERT I)Ü RE R
on ne sait si elle présente une composition homogène ou seulement deux études indépendantes : à gauche, un vieillard largement drapé, chauve, ridé, les yeux baissés, les pommettes saillantes, le nez crochu, la bouche tirée vers les coins, une longue barbe étalée sur la poitrine; chaussé de sandales, il semble se courber en une génuflexion comme pour prier; cependant la canne qu’il tient de la main gauche indiquerait qu’il va se redresser pour marcher et même fuir, intention qui serait tout expliquée si les deux personnages concouraient à une même scène; le vieillard serait alors un anachorète se détournant pour fuir les tentations de la chair personnifiées dans la figure de droite : une femme nue, le bas des jambes caché par un pli de terrain qui serait le seuil de la grotte du solitaire; elle se tourne vers le vieillard, lui parlant avec un geste de la main droite, le bras droit portant une légère draperie que l’autre main ramène pudiquement sur la jambe gauche; cette figure nue, de formes pures et classiques, ferait supposer un emprunt à quelque antique; en haut, le monogramme surmonté de 1 52 1 ; à la pointe d'argent avec rehauts blancs, sur papier préparé (Albertine); — un buste d’enfant pleurant, presque de grandeur naturelle; à la pierre noire avec rehauts blancs sur papier bleuté; le visage de face, se penche sur l’épaule droite; en guise de bras, deux ailes dont les pointes se rejoignent sur la poitrine en formant une sorte de corsage ouvert; cheveux et oreilles d'une exécution serrée et fine; dessin plein d’expressive vérité : on croirait entendre l'enfant crier (collection de M. Blasius). Cette œuvre si vivante est-elle celle dont Durer parle dans son récit de voyage ? « Andréas, de Cracovie, m’a donné un florin de Philippe
manches, l’épaule droite et un revers, fragments d’un manteau de gros drap bordé de fourrure; en bas, le monogramme; l’attitude de la femme rappelle celle de Catherine Melem du Tableau d’autel de Heller (musée de Weimar). Nous devons ce renseignement à l’obligeance de M. le Dr Ruland.