Cat. de la vente Firmin-Didot, nü
sième buste de jeune homme, demi-grandeur, non moins charmant et élégant, vu à gauche, vêtu à peu près de même ; à l’encre de Chine, au pinceau, sur papier préparé gris violacé dont le fond est lavé de noir (cabinet des Estampes de Berlin) 1 ; — - un buste d'homme tourné à gauche; barbe et cheveux frisés, nez recourbé, oreille d'un beau dessin; figure grave et méditative; le pourpoint est celui de quelque homme de qualité; en haut à gauche, 1 52 1 , au-dessus du monogramme; pierre d’Italie sur fond noir (musée grand-ducal, à Darmstadt) ; — un buste d'homme, de profil à gauche, imberbe, gros, aux chairs pendantes, le front chauve, de longs cheveux tombant en arrière; nez court et fort, bouche légèrement de travers; l’habillement dénote une condition inférieure ; à la plume , un peu pâli, papier taché; en haut, i52i (Albertine) ; — une tête de jeune Flamande en bonnet avec brides retombant sur les épaules, vue de trois quarts à gauche, fine et gracieuse sans aucun maniérisme; au fusain sur fond noir, monogramme et i52i (British Muséum) ; — un buste de jeune femme de trois quarts à gauche, vêtue d'un corsage ajusté, très montant et emprisonnant le cou ; chapeau rond à côtes plissées, placé sur le côté droit, couvrant des cheveux ondulés ; charmant visage, malgré quelque embonpoint; regard velouté, nez fin et légèrement retroussé, bouche petite avec des lèvres un peu épaisses ; fusain sur fond noir, un peu endommagé; quoiqu’on lise sur le cadre le nom d’Anna Kehlinger, beauté connue alors à Augsbourg et à Nuremberg, il nous semble évident que cet agréable dessin appartient à la série des portraits faits en Flandre (château de Cobourg) ; — une jeune femme debout, de trois quarts à gauche, vêtue d’un élégant costume, corsage bas, ouvert en carré et laissant voir une chemise plissée, manches larges et tombantes à
i. Cat. Posonyi, n° 3 12.
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revers en fourrure, basque recouvrant une jupe à ras de terre, bonnet en forme de capuchon avec bavolet descendant sur le dos; les mains croisées tiennent un mouchoir et un chapelet; en haut à droite, 1 5 2 1 , surmonté du monogramme (collection du baron F. Schickler) ; cette figure nous rappelle vivement la gracieuse Femme allant à l’église, dessinée par Durer vingt et un ans auparavant ; — enfin un évêque, assis sur une sorte de trône, dans l'apparat sacerdotal ; peut-être une étude pour le saint Nicolas dont il est question dans ces quelques lignes du Journal de noyage : « J’ai offert à la plus grande et la plus riche corporation des marchands d’Anvers un saint Nicolas assis. En échange, ils m’ont fait présent de trois florins de Philippe. » Sur la même feuille, à droite, un buste d’homme coiffé d’un bonnet fourré, barbe courte et cheveux longs ; au verso, un gros dogue couché, au-dessus duquel ces mots : à Anvers; plus à droite, la tète d’une espèce de lévrier; dans le coin, le dessin au trait d’une tète de lion (feuillet du carnet, cabinet des Estampes de Berlin)1.
Nous devons placer vers le même temps un buste d’homme de trois quarts à gauche coiffé d’un bonnet, figure martiale, moustache et barbe au menton frisées, favoris clairsemés; pourpoint à collet rabattu et doublé de fourrure ; chaîne tombant sur la poitrine; la complexion blonde du modèle est intelligiblement rendue, l’oreille est d’un dessin admirable; fusain d’une très belle conservation (château de Cobourg).
Durer profite de son séjour dans les Flandres pour visiter deux des cités du pays les plus renommées à la fois pour leur importance politique, leur opulente industrie et les chefs-d’œuvre qu’elles renfermaient, Bruges et Gand. Cette excursion est pour lui une véritable marche triomphale; il est conduit dans la première de
r. Cat. Posonyi,n° 846.