‹ Albert Dürer et ses dessinsChapitre 38 sur 163 · Cat. Posonyi, n · texte numérisé non relu

Cat. Posonyi, n

iog

Élie auquel un corbeau apporte la nourriture; au bas, au milieu, le monogramme; jolie plume; — une grande vue d’un village aux environs de Nuremberg, avec clocher, mare, etc., très fine d’exécution, un peu pâlie par la lumière ; à gauche, à mi-hauteur, un tout petit cercle relié par un trait à ces mots de la main de Durer : Hab aclit aùfs aivg (fais attention au point de vue), sans doute une indication d’horizon à quelque élève ; plume (collection de M. Bertini, à Milan).

Grâce à ces études faites autour de sa ville natale, Dürer a acquis la justesse du coup d’œil et la sûreté de la main; ces deux qualités ne lui manqueront pas en face de paysages nouveaux; il est arrivé à pouvoir saisir vite et rendre avec précision toute espèce de sites. Dans ce long voyage de Nuremberg à Venise, il va rencontrer une nature bien différente de celle qu’il a étudiée jusqu’alors, des aspects plus pittoresques peut-être ; il saura les traduire avec la même exactitude et le même charme que les vues de sa propre patrie; il dessinera avec autant de caractère les rochers sauvages des Alpes que les douces prairies des environs de Nuremberg; il nous montrera les rocs escarpés du Tyrol, aux arêtes saillantes, aux âpres déchirures d’une vigueur nerveuse qui contraste avec les fonds sommairement tracés ; à la plume (Albertine) ; — un château fort avec son enceinte, solidement assis sur une hauteur; au pied, à droite, des groupes d’arbres; à gauche, le paysage s’étendant devant une ligne de montagnes fuyante; en bas, sur une route, une petite figure de pèlerin à côté de laquelle la date 1 5 1 6, apocryphe aussi bien que la signature de Alberto Duro; esquisse à la plume d’un trait fugitif (Ambrosienne, à Milan) ; — Insprug mirant ses tours et ses clochers dans les eaux transparentes de l’Inn; aquarelle (Albertine); — Trint (Trente) avec son ciel déjà italien, ses montagnes bleues dans le fond et l’Adige au premier plan (musée de Brême) ; — l’enceinte de la même ville avec ses tours et son imposant château

lort (collection de M. Malcolm); — une chaîne de montagnes bleues dominant une triste vallée semée de quelques maisons, aquarelle très légère (cabinet des Estampes de Berlin) ; — le Welsch Schloss, château italien, perdu au sommet d’une haute montagne, avec de menaçantes forteresses (collection de M. Blasius) ; — le Welsch Perg, montagne italienne, surplombant des étages successifs de collines au pied desquelles s’étend une large vallée (collection Bodléienne d’Oxford); — un château fort sur un roche*, aquarelle gouachée (musée de Brème) ; — un autre à pic, avec toutes ses dépendances, sur parchemin, au musée du Louvre qui possède encore les Fenedicr Klaivsen (passes vénitiennes), semées d’oliviers touffus, traversées par Dürer à son entrée du Tyrol en Italie; — un village sur la pente d’un col : dans le haut, une construction avec tours massives; dans le bas, plusieurs maisons à tourelles; à droite, au fond, un côté de montagne boisée; au premier plan, une passerelle ;’plume lavée d’aquarelle 1 ; — -un roc escarpé dont le sommet est tapissé d’arbustes, de brins d’herbes et de mousse fraîche; les fissures du rocher, les rugosités de la pierre et les moindres détails de la végétation sont traités avec une rare finesse ; 1 5o6 et le monogramme (British Muséum) ; — des châteaux forts sur une hauteur escarpée; les premiers plans inachevés; aquarelle gouachée 2 (collection de M. Jean Gigoux) ; — un petit torrent rocailleux avec un pan de mur et une roue de moulin, quelques arbustes et un homme dessinant; aquarelle gouachée, vrai petit joyau; au bas à droite, un monogramme suspect (collection de M. E. Cheney, à Londres); — un paysage idyllique d’une poésie délicieuse : deux montagnes au milieu desquelles s’ouvre une échappée qui laisse voir, dans une perspective lointaine, une rangée d’arbres légèrement dessinés; sur les premiers plans, une prairie coupée

1 . Au musée du Louvre, dans la série des anonymes allemands.

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