Strom.f lib. I, c. xx
ce genre de combat fut familier à l'Apôtre des nations : « Le guide de l'armée chrétienne, Paul « l'orateur invincible , défendant la cause du « Christ, retourne avec art en faveur de la foi une « inscription rencontrée par hasard : car il avait « appris du vrai David à arracher le glaive aux « mains de l'ennemi, et à se servir du propre fer « de l'orgueilleux Philistin pour lui trancher la « tête*. »
L'Église elle-même non seulement conseille, mais ordonne aux docteurs chrétiens d'appeler à leur aide la philosophie.
Le cinquième concile de Latran, après avoir établi que « toute assertion contraire à la vérité « de la foi surnaturelle est absolument fausse, « attendu que le vrai ne se peut contredire lui- « même ^, » enjoint aux maitres en philosophie de s'appliquer avec soin à la solution des arguments captieux : car, selon le mot de saint Augustin, « toute raison, quelque spécieuse fût- « elle, apportée contre l'autorité des divines <•< Écritures, ne peut que tromper par l'ap-
1, Epist. ad Magn,