‹ Albert le Grand et Saint Thomas d'AquinChapitre 3 sur 118 · Matth., xxviit · texte numérisé non relu

Matth., xxviit

pouvait les garder ; et les fruits des célestes doctrines, fruits de vie et de salut pour l'homme, n'eussent point été durables, si le Seigneur n'avait constitué, pour instruire les esprits dans la foi, un magistère perpétuel. Soutenue par les promesses, appuyée sur la charité de son divin Auteur, l'Eglise accomplit fidèlement l'ordre reçu, ne perdant jamais de vue, poursuivant de toute son énergie un même but : enseigner la religion, combattre sans relâche l'erreur. C'est là que tendent les labeurs et les veilles de l'épiscopat tout entier; c'est à ce but qu'aboutissent les lois et les décrets des conciles; c'est beaucoup plus encore Fobjet de la sollicitude des Pontifes romains, lesquels, successeurs du bienheureux Pierre, le prince des apôtres, ont hérité, en même temps que de sa primauté, du droit et de l'office d'enseigner et de confirmer dans la foi leurs frères.

Or, ainsi que l'Apôtre nous en avertit, c'est par la philosophie et les vaines subtilités^ que l'esprit des fidèles du Christ se laisse le plus souvent tromper, et que la pureté de la foi se corrompt parmi les hommes. Voilà pourquoi les pasteurs suprêmes de l'Eglise ont toujours cru que si

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