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110 SAINT THOMAS d'aQUIN
teurs se succédaient et établissaient la domination delà foi chrétienne sur les intelligences.
Mais les hommes, depuis que la lumière est venue dans le monde, n'ont-ils pas toujours préféré les ténèbres à la lumière ? ou bien la parole du Sauveur, lorsqu'il dit « qu'il n'est point venu rapporte la paix, mais la guerre », a-t-elle jamais perdu sa signification? La vérité et la grâce ontelle jamais triomphé sans combat ? Soit : il y a eu de grands papes et ils ont procuré à l'Eglise un éclat inouï. Mais, pour procurer cet éclat, n'ont-ils pas soutenu des luttes effroyables et comme on n'en avait jamais connu ? Il y avait des saints illustres et ils étaient nombreux ; mais de quelle sensualité effrénée, de quel insatiable orgueil n'ont-ils pas été obligés de triompher ? Les docteurs brillaient par la puissance de leur science; mais quelles erreurs de l'esprit humain n'ont-ils pas été obligés de confondre avant de pouvoir élever leurs chaires et de s'y asseoir ?
Voilà pourquoi le temps de saint Thomas d'Aquin, mieux qu'aucun autre, npus offre un spectacle qui doit nous consoler par l'espoir du triomphe j malgré toutes les attaques dont la sainte cause de Dieu est l'objet. Nous disons, mieux