Art. 7 et 13, damn. an, 1270.— Peraldus, lib. I, c. xxi
MONETA, lib, V, c. IV.
118 SAINT THOMAS d'aQUIN
ouvrage des anciens maîtres pour se convaincre du contraire. Le savant Moneta et le vénérable Pierre Maurice de Cluny nous font voir dans leurs écrits comment ils se sont appuyés sar l'autorité de l'Eglise et de la Tradition pour combattre les hérétiques de leur temps \ et comment ils ont démontré par les textes des saints livres la vérité du dogme catholique attaqué par ceux qui faisaient déjà alors de la Bible leur unique règle de foi.
Or c'était précisément pour se soustraire au poids écrasant de ces victorieuses démonstrations, et pour enlever à la doctrine catholique le fondement sur lequel elle s'appuyait, que les hérétiques du XIII® siècle, ainsi que leurs successeurs, c'est-à-dire tous ceux qui alors, comme dans la suite, rejetaient sans vergogne l'autorité des Pères, furent obligés de chercher une autre issue ^ Voici ce qu'ils firent : ils donnèrent aux textes tirés des Pères de faux noms d'auteurs ; ils attribuèrent, par exemple, à saint Augustin, ce qui avait été écritpar saint Ambroise, et uice versa, et amenèrent ainsi la plus abominable confusion
1. Petrus Venerabilis, ep. c, Petrobrusianos. (B, Lugd, XXII, 1040.)