‹ Albert le Grand et Saint Thomas d'AquinChapitre 56 sur 118 · Luc. TuD.. lib. III, c. xiii · texte numérisé non relu

Luc. TuD.. lib. III, c. xiii

3. pExnus Venerab., lib. 1 (XXII, iOiO).' — Moneta, lib. IV, c. ix, § 3.

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croyable activité et une imperturbable audace à répandre leurs doctrines. Ils allèrent jusq'uà défigurer les saints livres dans les églises paroissiales ; ils excitèrent le peuple par de prétendus prodiges qui se seraient passés sur les tombes de leurs sectaires ^ (On voit par là que les jongleries sur la tombe du diacre Paris avaient eu des antécédents). Ils répandirent aussi partout, même dans les hameaux les plus isolés, des écrits prétendus composés par le Christ ou un ange, et tombés du ciel. C'est ainsi qu'ils trompèrent tous, et savants et ignorants, cherchant à arracher la foi aux peuples en leur inspirant la haine ou le ridicule contre le culte religieux et les cérémonies de l'Église ^. Leur fanatisme les poussa à des extravagances inouïes : il y en eut un une fois qui passa pendant une nuit d'hiver, à la nage à travers un fleuve, dans l'espoir de faire un proselyte '.

Leurs efforts ne restèrent pas sans résultats. En Lombardie, en Provence et dans d'autres pays, leurs écoles étaient plus nombreuses et plus

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