‹ Albert le Grand et Saint Thomas d'AquinChapitre 60 sur 118 · s. TflOM^ Opmc. 16 (al. 9), Venet., XIX · texte numérisé non relu

s. TflOM^ Opmc. 16 (al. 9), Venet., XIX

2, Raumer, Histoire des Hohenstaiifen, VI, 412.

ÉTAT DE l'église 127

mettre en question tous les dopâmes chrétiens, mémo ceux do la Trinité et de rincarnation.

Il est évident que de pareils maitres, selon lesquels le philosophe *, seulement le philosophe dans leur sens, est le seul sage en ce monde, exposaient la loi aux plus grands dangers. Ils n'admettaient pas ce qui ne pouvait se démontrer philosophiquement : ils ne croyaient pas, par exemple, à la résurrection des corps, parce qu'elle ne pouvait pas être rationnellement prouvée ^ . Ils niaient résolument toute certitude que la foi peut fournir en dehors de la connaissance naturelle. Ils prétendaient que les démonstrations des théologiens étaient pleines de fables ; que la foi chrétiennne *, comme tous les systèmes humains, renfermait des absurdités et qu'ils n'avaient pas à se préoccuper de savoir si une proposition était orthodoxe ou hétérodoxe \

Or il y avait parmi ces maîtres qui travaillaient à éteindre toute foi dans les esprits, des hommes dont les inclinations personnelles penchaient indubitablement vers l'Église et qui en

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