LE DOCTEUR ANC.ÉLIQUE
11 faut encore ajouter à cela la sag'o mesure qu'a gardée ce grand génie, et qui est peut-être plus admirable encore que les résultats de sa prodigieuse i)énétration. 11 était le maitre de sa personneaussibien quede se sconnaissances. « Quand il traite des principes fondamentaux, il est large et suit en cela le conseil de Platon. 11 no parle qu'avec peine des choses qui peuvent contrister la piété chrétienne, alors que des esprits plus faibles s'en occupent inutilement. Il use avec une incroyable délicatesse des preuves rationnelles et expérimentales, quand la question qu'il traite l'exige, et il no s'en sert point quand elles sont inutiles. Il ne mesure pas au nombre, mais à la valeur intrinsèque les données qu'il emploie, et dans sa Somme tliéologiqiie il pousse la réserve jusqu'à l'extrême pour ne pas rompre la proportion. Quand il entre en lutte avec un adversaire, il n'emporte pas toutes ses armes avec lui, et, pareil à un véritable homme de guerre, il ne tire pas deux coups quand avec un seul il peut abattre son ennemi ^ »
Il s'est toujours montré noble et grand dans la polémique. L'ancienne théologie scolastique cop-