‹ Albert le Grand et Saint Thomas d'AquinChapitre 94 sur 118 · ViELMius, lib. I, p, 172 et suiv · texte numérisé non relu

ViELMius, lib. I, p, 172 et suiv

sidérait comme une partie importante de sa tâche d'apprécier très exactement les objections des adversaires de la foi et les difficultés que les partisans d'opinions contraires pouvaient présenter : de cette manière elle établissait avec certitude sa propre doctrine contre toutes les objections, et fournissait en même temps les preuves les plus propres à les réfuter. C'est ainsi que l'apôtre saint Paul a recommandé à l'intendant de Dieu [de tenir ferme à la parole de la foi, comme il convient à la doctrine, afin d'être en état d'enseigner la saine doctrine et de réfuter les adversaires.

Saint Thomas d'Aquin n'a jamais reculé devant aucune difficulté, quelque captieuse qu'elle ai tété et quelque inextricable qu'en pût paraître la solution. Il était si sûr de sa doctrine, si serré dans sa méthode, si calme dans sa marche, si vigoureux dans ses attaques, que Pic de la Mirandole disait qu'il ne souhaiterait rien de meilleur pour luimême que la possession de la force avec laquelle Thomas d'Aquin savait aller à la rencontre de ses adversaires \

c( Jamais il ne se montra aigre dans ses expres- « sions et hautain dans ses allures. On ne le

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