‹ Albert le Grand: l'ancien monde devant le nouveauChapitre 73 sur 77 · Marin, IH · texte numérisé non relu

Marin, IH

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de deux iuflueDces. Milan, détruit en fond ea comble.en 1162. par Frédéric Barberousse , n'avait point attendu cinq ans, comme on ie sait, pour renaître de ses ruines; le traité de Constance avait sanctionné, reconnu les conquêtes de son lieureuse rél)e]iion. et depuis lors la Taillante cité n'avait cessé de tenir haut la bannière de l'indépendance italienne'. De 1167 à 1237 la ligue lombarde traverse donc son è"". d'or, si l'on peut toutefois caractériser ainsi le rei is martial d'une nation toujours sous le coup d' : attaque et prête â la repousser. La paix semble t le avec l'Allemagne qui, de sou côté, garde la foi f mise. L'entrée pacifique d'Othon IV à Milan, quelques années seulenienl avant le départ d'Albert le Grand [ mr l'Italie, témoigne de l'apaisement des esprits, n 1 j jeunes garçons et des jeaoes filles vêtues en blam s^avancëreot au-devant du roi, des branches d'olivier à la main, » raconte l'historien des Hohenstaufen*. Il est vrai que, tandis qu'Othon IV s'avance triomplialement vers l'église de Saint-Ambroise et sème ses largesses dans Milan, Bologne, moins soumise ou moins redoutée, paye de lourdes contributions de guerre entre les mains de Foulques d'Aquilée, le délégué du prince. Mais dans ces temps de luttes incessantes on s'estime heureux de pouvoir au moins quelquefois œmpter les coups; et malgré les tempêtes que réserve un avenir assez proche, en dépit des querelles particulières vidées çà et là, on peut avancer qu'au moment où Albert le Grand franchit les Alpes pour se rendre à Padoue,

1. Voir notre aperçu sur l'Italie, liv. I", Mouvtment religittix. 3. Raumer, fiohmil., t. m, p. 9.

l'Italie, plus sereine qu'elle ne s'était vue depuis longtemps, attendait, dans un calme relatif, Tessor de sa première renaissance ^

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