‹ Albert le GrandChapitre 2 sur 83 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

l'avenir. — Le second parti, vir novus, novissima verha, le second parti, au contraire, plein de zèle, d'inexpérience, de fougue et d'imaginations peu rassises, dénonce à haute et intelligible voix les désastreux errements du passé, se retourne, sans respect, sans scrupule aucun, vers la louve antique dont, hier encore, il suçait dévotement la mamelle, propose, sans avoir seulement arrêté son plan, je ne sais quelle transaction équivoque avec la société moderne, et, sans tout à fait dépouiller le vieil homme, daigne cependant tendre la main aux hommes de bonne volonté. Tôt ou tard, les deux rivaux, les deux frères ennemis, devaient se mesurer en champ clos : ils sont à Rome en ce moment. Or, qui l'emportera, en définitive, de l'ange ou de Jacob en la terre d'Israël? En vérité, je vous le dis : NI l'un ni l'autre.

Ni Vun ni Vautre,., Pourquoi? — Pourquoi! Ouvrez l'Évangile, chrétiens irrésolus.

« // faut mettre le vin nouveau en des vaisseaux neufs, )) enseignait Notre-Seigneur ; et le christianisme, en effet, s'est produit en dehors de la synagogue. Eh bien, nos prêtres et nos évêques

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