INSIGNES ET LE SCEPTRE DE LA DIGNITÉ IMPÉRIALE , LA
VILLE DE Rome avec tout son ducmé et même l'empire DE l'ouest. Pour lui, considérant comme un crime que là oit la capitale de la religion chrétienne se trouve établie par f empereur céleste, un empereur terrestre pût exercer le moindre pouvoir, il aban^ donna V Italie à la disposition du saint-siége apostolique et alla fixer en Grèce sa nouvelle résidence ^...»
'1. y. Huillard-Bréliollcs, Histoire diplomatique^ sumptibus de Luynes, t* IV, p. 9i8 et suiv»
L'EMPIliE ET LA 1>A1>ALTÉ. 303
— (( L'univers est rempli de supplices très-justes dont les exécuteurs sont très-coupables, » a fort bien dit un des partisans célèbres de la papauté, telle que nous l'a léguée le moyen âge, M. de x^aistre^ : nous nous permettrons de demander aux derniers croyants en ce catholique de l'ancienne loi , si luimême, *1M. de Maistre, mis en présence de textes pareils, — textes qu'apparemment il n'a point connus, — tout en condamnant l'empereur Frédéric et le déchrànU rèS'Coupable^ lui-même, M. de Maistre, n'eut point été contraint de reconnaître que les outrages et les humiliations cjue par le fait de ce prince peu recommandable endura la papauté ne furent point réellement un juste supplice.
Sans absoudre en aucune sorte Frédéric JI, Gésai', de ses intempérances de langage et de certains actes violents , il est certain que les monstrueuses et chiméricjues visées exprimées en des termes dont nous venons douloureusement de traduire l'impertinence expliquent, excusent peut-être le ton peu mesuré de ses critiques. Nous avouons ne point éprouver pour Frédéric , roi des Romains , grande sympathie , ni grande estime, mais nous ne dissimulerons pas non plus l'invincible répulsion que nous inspire le prêtre