Gesetzgebung Friedrichs II, Gescli. der IJolienslaufen
L'EMPIRE ET LA PAPyVUTK. 327
ment la profession de médecin , si l'on ne s'est point préalablement quelque peu familiarisé avec la logique V » Grégoire a-t-il jamais tenu langage aussi raisonnable et aussi élevé? Quand on recherche les décisions de la cour de Rome sur ces sujets spéciaux, lesquels touchent infiniment de plus près cependant au bien-être, au bonheur et à la prospérité des peuples commis à la garde des souverains, que dis-je? à leur moralité même , que la question de savoir à qui revient de droit la possession de Ferrare ou de Massa, sur quels documents tombe l'archéologue ou le philosophe^ sur des veto. Rome se montre opposée aux expériences d'anatomie, comme Bagdad; elle recule indéfiniment l'époque où l'on commencera à se rendre compte en Europe de la construction générale du corps humain, de la situation des organes et de l'ensemble des fonctions vitales. Malheur, au moyen âge, à qui entreprend des études sur l'écorché et le squelette! Cest un crime de faire bouillir des corps morts^ c'est un sacrilège que de plonger le scalpel dans la chair des trépassés -. D'où vous viennent donc, contemp-
1. Quia nunquam sciri potesL scientia medicinae, nisi de logica aliquid prœsciatur. Constit., III, 44-47.
2. V. Hist. liltér,, xiii« siècle, Institut de France. — Nous aurons occasion, du reste, de jeter quelque jour sur ces matières dans les parties du présent ouvrage qui traitent de l'état des
teurs de la vie, ce soudain respect et cette horreur inattendue pour tout ce qui semble attenter à la dignité humaine par delà la tombe? De quel droit, sinistres inconséquents, défendez-vous donc à la science d'interroger la mort dans un but utile , tandis que vous livrez aux chiens les restes des hérétiques et faites brûler les vivants ^ ?
Nous venons de voir à l'œuvre le législateur; jetons maintenant un coup d'œil sur la figure de l'administrateur et du capitaine. On demeure agréablement surpris en feuilletant les pages des Constitutions qui traitent de re militari j, du nombre relativement restreint d'auxiliaires — car ce ne sont point encore des soldats — qui se groupaient à l'appel du chef laïque de la chrétienté en temps de guerre , au xiif siècle. Les nobles et les seigneurs feudataires de l'Empire payant exclusivement de leurs personnes rimpôt du sang ^ ayant à supporter tous les frais de harnachement et d'équipement , tirant , en un mot , de leur propre cassette toutes les dépenses qu'exige de ses adorateurs la plus atroce de toutes les divinités antiques à laquelle nous continuons, nous chrétiens, à offrir de solennels holocaustes , Bellone, —
sciences en général au moyen âge, lorsque nous examinerons les ouvrages d'Albert. — Albert le Grandj, t. IT.