‹ Albert le GrandChapitre 56 sur 83 · I. V. Petrus de Vineis, t. II. — Yizenzio, t. I, p · texte numérisé non relu

I. V. Petrus de Vineis, t. II. — Yizenzio, t. I, p

L'EMPIRE ET LA PAPAUIÉ. 3;n

favoriser, à protéger le cominei'ce, dont les transactions prirent effectivement, sous son règne, une importance merveilleuse et subite, et depuis lors toujours croissante; mais sa flotte lui fut aussi d'un grand secours pour porter, ses courriers et resserrer chaque jour plus étroitement les relations d'amitié qu'il lui convenait d'entretenir avec ses frères du Levant^ les sultans et les émirs \ On la voyait souvent stationner, cette flotte, objet de la stupéfaction universelle, racontent les historiens du temps, dans les ports de Messine, de Salerne ou de Brindes, et sur un signe de Frédéric tout s'ébranlait \ Trop vif admirateur des Romains pour ne point tenir en grand honneur la truelle, les constructions monumentales et les travaux de voirie , apte à diriger par lui-même l'exécution des plans les plus hardis, il fortifia, embellit, restaura quantité de villes à demi ruinées de la Sicile et de l'Italie méridionale : Alcamo, par exemple, Agopa, Héraclée en Sicile; Gaëte et Gapoue en Italie \ A quelque époque , du reste , de son existence acci-

1. Fredericus II erat omnibus Soldanis Orientis particeps in mercimoniis et amicissimus, ita ut usque ad Jndos currebanl ad commodum suum, tam per mare quam per terras, institutores. — Matth. Paris, 344.

Page 1