‹ Albert le GrandChapitre 75 sur 83 · V. Savigny, t. III, p. 334; — Crevier, t. I, p · texte numérisé non relu

V. Savigny, t. III, p. 334; — Crevier, t. I, p

2. u Ne seront point tenus pour vrais étudiants ceux qui auraient enlevé des femmes, qui se seraient rendus coupables de meurtre ou de vol; seront assimilés à ceux-là ceux qui n'auraient point assisté au moins à deux cours par semaine, et qui continueraient à porter des armes après avoir été repréhendés trois fois. » (BuIUbus, t. III, p. 240-424.)

versitc de Paris? 11 laut se souvenir, avant d'essayer de répondre à celte question, que l'armée studieuse qui campa jadis aux bords de la Seine se composait de légions remuantes, formées des éléments les plus divers et accourues de tous côtés pour passer les plus gaies années de la vie dans une ville déjà la plus animée du mondée Bon nombre de désœuvrés et de paresseux se mêlaient sans doute, absolument comme aujourd'hui, à une élite de travailleurs. Bon nombre, selon un mot du temps qui sent bien son terroir, pensaient plus à Martlie qu'à Marc'^. Plus d'un jouvenceau accouru des rives du Danube ou du Guadalquivir devait assurément regagner le logis avec une mince provision de savoir et l'escarcelle assez vide ^ Mais, autant qu'il est possible d'en juger à distance, les étudiants de l'université de Paris, au xin® siècle, différaient essentiellement des nôtres par leurs façons et leurs mœurs, assurément plus originales, surtout par le caractère. Ils entouraient la science d'un prodigieux respect, leurs maîtres d'une tendresse ou d'une haine enthousiastes, ravivées sans cesse dans les débats publics. La science, un peu vierge encore, enveloppée de voiles jaloux, théologique, abstraite, solen-

1 . « Paris, s'écriait Pierre de Celles, Paris, repaire de tous les vices, flèche de l'enfer, comme tu perces le cœur des insensés! » (Petr. Cell., t. IV, epist. 10.)

2. V. De art. prœdic, CXXXVl, ap. Hauréau, De la phil. scoL, t. I, p. 25.

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