QUELQUES DETAILS A PROPOS DE L'UNIVERSITE DE PARIS
Les vacances ne duraient qu'un mois, un mois d'été. En revanche, abondaient les privilèges. Les plus solides paraîtraient aujourd'hui de peu de valeur. Nos étudiants à l'université de Paris n'étaient point à l'abri des corrections corporelles, comme ceux des universités italiennes, — nous avons constaté ce fait lorsqu'il a été question plus haut de l'université de Bologne ; — mais ils ne pouvaient être excommuniés qu après plusieurs admonitions rcitèrées^. Quand on se reporte aux sévérités de ces temps lointains, le privilège ne semble point à dédaigner. On nous permettra d'en citer un autre, qu'apprécierait peut-être encore la jeunesse d'aujourd'hui. Un hôteUer prétendait-il faire payer à un étudiant de Paris un loyer excessif, deux magistrats et deux bourgeois étaient appelés comme experts, et l'hôtelier convaincu d'irrévérence ou d'impolitesse envers un membre de l'Université n'encourait pas moins qu'une excommunication de cinq ans... Les étudiants échappaient à l'autorité séculière : ils étaient en quelque sorte inviolables. De là des voies de fait, des meurtres, des enlèvements de jeunes filles, si bien qu'on finit par leur défendre de porter des armes, ordonnance sans cesse éludée^.. Travaillait -on beaucoup à Funi-