‹ Albert ou L'orphelin catholique [microforme]Chapitre 46 sur 62 · DR · texte numérisé non relu

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Tout cela est fort bien, dit Albert, je conviens que la foi est une source de grâces où l’âme aime à se désaitérer ; cependant 1l ne faut pas conclure de là qu'il ne peut y avoir une autre source, une source par excellence, et cette source et l'Eucharistie.

—Je le nie.

—Et moi, je l’affirme ; comme les apôtres et ceux qui sont restés fidèles à Jésus-Christ, je crois et j'adore; vous, semblables à ceux qui protestérent, qui ne voulurent point croire qu'il pût donner son corps à manger, vous lui niez ce pouvoir et vous l’abandonnez.

—C'est faux, dit le chapelain.

C'est tout le contraire, monsieur; me per:

mettez-vous un question ?

--Cert:'nement.

Veuillez me dire pourquoi ces Juifs abandonnèrent Jésus?

- Par leur refus de croire en lui.

De croire en ses paroles, n'est-ce pas?

O1, dans le sens figuré que nous leur donnons.

-—Je vais de suite vous prouver le contraire. Vous conviendrez que Jésus-Christ est venu pour sauver le monde, n'est-ce pas ?

Certainement.

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Même ces Juifs qui l’écoutaient et qui l’abandonnèrent ?

---Sans doute.

--Alors, puisque, comme vous le prétendez, ces Juifs en prenant les paroles du Sauveur dans leur sens littéral, ne comprenaient pas ou n'interprétaient pas bien ce qu’il voulait dire, n'étaitil pas du devoir de ce divin Maître de leur en donner une explication claire et précise ?

--Ces Juifs étaient trop igrorants ; l’eût-il fait qu’ils ne l’auraient pas compris.

---Raison de plus pour Jésus-Christ de ne pas emplcyer des phrases difficiles à comprendre, raison de plus pour lui de ne pas parler au figuré. Ne pensez-vous pas que s’il leur eût dit: Le pain que je donnerai, c’est la foi en mon Incarnation, c'est la foi en moi comme le Rédempteur, comme le Messie qui vous a été promis, ne pensez-vous pas, dis-je, que ces Juifs l’auraient compris P

-- Peut-être, dit le chapelain avec embarras.

Et moi, j'affirme que oui. La preuve est que ces Juifs ont bien compris les paroles de Jésus- Christ, et ne voulant pas croire qu'il pût donner son corps à manger et son sang à boire, ils le quittèrent pour ne plus le suivre. Or, pensezvous que Jésus-Christ les eût laissés partir, si ces Juifs avaient donné une interprétation contraire

au sens de ses paroles, s’il avait parlé au figuré comme vous le prétendez? Non, ce divin Sauveur aurait eu pitié de ces hommes qui le suivaient partout, il ne les aurait pas laissés dans l'ignorance. Sauver ces hommes était son but ; chasser tout doute de leur esprit, était son dessein ; en conséquence, il les aurait appelés pour leur dire : Je ne suis pas venu pour vous conduire à l'idolâtrie ; n'allez pas croire que c'est c2 corps et ce sang que vous voyez de vos yeux que je vais vous donner à manger et à boire. Les paroles que je viens de prononcer sont toutes figurées, vous ne m'avez pas Compris. Voici ce que j'ai voulu dire : le pain que je donnerai est la foi en mon Incarnation, en ma Rédemption, et c’est cette foi qui vous sauvera. Messieurs, si Jésus- Christ eût voulu donner un sens semblable à ses paroles, sa bonté, sa miséricorde, que dis-je? sa justice même auraient exigé de lui une semblable déclaration, surtout pour ceux qui ne le comprenaient pas, et je classerai parmi ceux-ci les apôtres et tous ceux qui lui restèrent fidèles. Elles l’auraient exigé pour détourner toute idolâtrie de la part des millions de créatures qui, dans la suite des temps, imiteraient ces mêmes apôtres et ces hdèles, en donnant la même interprétation à ces paroles si claires et si précises, et qui, contraire-

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ment à ces Juifs qui venaient de l’abandonner, les accepteraient comme étant de toute vérité. Vous dites que ces Juifs ont été coupables parce qu’ils n’ont pas voulu croire, et nous, catholiques, sommes aussi coupables parce que nous croyons. Comment expliquez-vous cela ?

Le cha pelain hésitait à répondre. Il n'avait pas perdu le souvenir de la dernière discussion.

—Tout homme intelligent comprend que Jésus- Christ parlait au figuré, dit M. Lyons avec embarras. Comment pouvait-il donner son corps et son sang qui n'avaient pas encore été immolés pour le rachat du monde ?

— Toujours ce comment, mot répété de tout temps par ceux qui ignorent une chose ou qui ne la comprennent pas. Comment at-il pu changer un morceau de pain en son corps et du vin en son sang ? c'est ce que la raison humaine ne peut et ne pourra jamais comprendre. Il vaudrait autant demander comment par une parole, par un seul acte de sa volonté, Dieu a pu créer l’univers. La raison humaine doit cependant accepter cette vérité, sans comprendre comment elle a pu s'opérer ; pourquoi n’en ferait-elle pas autant pour l’autre? Que penseriez-vous d’un homme qui nierait la création parce qu'il ne pourrait pas la comprendre ?

—Cet homme serait un insensé, dit M. Lyons, noire raison a assez de preuves de démonstration, elie a l'univers pour frapper ses regards.

——Preuves qui n'existent pas dans ce sacre.

ment, ajouta le chapelain.

— Quelles preuves plus éclatantes que les pasoles mêmes de Jésus-Christ? quelles preuves plus éclatantes que celles des enseignements des apôtres? quelles preuves pius éclatantes que celles de la foi des premiers chrétiens qui ont répandu leur sang pour celui qui leur avait donné le sien ? quelles preuves plus éclatantes que celies de ces vaillants défenseurs de l'Eglise, ces savants docteurs qui l'ont illustrée par leur science, leur génie et la sainteté de leur vie? Tous, comprenez-le bien, ont affirmé et ont cru au dogme de la transsubstantiation. Que faut-il donc pour vous convaincre ? Un miracle ?... S'il s'opérait, si le corps et le sang de Jésus-Christ se montraient sous leur forme à os yeux. croiriezvous? J'en doute, vous protesteriez encore, vous diriez que vos yeux vous ont trompés, vous feriez comme ces Juifs qui, malgré la vue des miracles opérés par Jésus-Christ, malgré les oracles qu'il a prononcés, malgré la manifestation, la démonstration qu’ leur donnait de sa mission divine, n'ont ras voulu le reconnaître pour leur Sauveur

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ALBFPÿ OU L'ORPHELIN CATHOLIQUE 265

n'ont pas voulu croire qu’il pouvait leur dc aet son corps pour nourriture. Nous devons donc, si nous ne voulons imiter ces Juifs, croire que, dans ce sacrement, nous mangeons et buvons le corps et le sang de Jésus-Christ fait homme pour nous racheter. Pourquoi devons-nous le croire ? parce que Jésus-Christ l’a dit, parce que ses apôtres l’ont cru et enseigné, et que tous les vrais chrétiens n’ont cessé de le croire.

—AÀ vous d'en faire la preuve, dit M. Lyons.

—Les preuves sont nombreuses, messieurs.

Ouvrons d’abord le 6e chapitre de l'Evangile se- Jon saint Jean. Tout ce chapitre traite admirablement du sacrement de l’Eucharistie. Au verset 52e, Jésus-Christ dit: “Si quelqu'un mange de ce pain il vivra éternellement et le pain que je donnerai pour la vie du monde, c'est ma chair.” Plus loin, il ajoute: ‘ Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et moi en lui. Car ma chair est véritablement une nourriture et mon sang un breuvage.” Le soir de la cène, Jésus-Christ bénit et consacre du pain et du vin, puis le donne à ses apôtres en leur disant:

‘ Prenez et mangez, ceci est mon corps. Prenez et buvez, ceci est mon sang.” Voyous mu.ienant ce que disent les apôtres. S:int Paul dans son épitre aux Corinthiens dit au chapitre re, verset

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27 : ‘ Or quiconque mangera ce corps et boira la coupe du Seigneur indignement sera coupable du crime contre le corps et le sang du Seigneur.” Saint Pierre, dans sa liturgie romaine, fait la prière suivante : “ Nous vous supplions, ô Dieu, de rendre cette oblation sans réserve, bénie, consacrée, offerte, raisonnable et digne d’être reçue, afin qu’elle devienne pour nous le corps et le sang de votre cher fils Notre-Seigneur Jésus- Christ.” Un autre apôtre, saint Jacques, fait ainsi prier l'Eglise de Jérusalem : “ Ayez pitié de nous, Ô Dieu le Père tout-puissant, et envoyez votre Esprit-Saint, afin qu'en revenant, il fasse de ce pain le corps qu! dunne la vie, le corps du salut, le corps de Notre-Seigneur Dieu et Sauveur Jésus, Amen.” Saint Marc, dans sa lituigie d’Alexandrie, dit: ‘* Envoyez vers nous, et sur ce pain et sur ce calice, votre Esprit-Saint, añn qu'il les sanctifie et Î2s consacre comme Dieu toutpuissant, et qu'il fasse du pain le corps et du cahce le sang du Nouveau Testament de Notre- Seigneur Jésus-Christ ” Laissez-moi vous citer juelques-uns des grands docteurs des premiers siècies de l'Eghse. Saint Ignace, au premier siécle, disait en par!ant de ceux qui, alors, protestaient contre cette doctrine: “Ils s'abstiennent de l'Eucharistie parce qu'ils ne reconnaissent pas

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que l’Eucharistie est la chair de NotreSeigneur Jésus-Christ.” Saint Justin, au Ile siècle, disait : “ Cette nourriture s'appelle chez nous l’Eucharistie ; par la vertu de la prière prononcée avec la parole de Jésus-Christ, cette nourriture bénite est la chair et le sang de Jésus fait chair.” Saint Cyprien, au Ille siècle, disait: “Comment apprendraient-ils (les martyrs) à répandre leur sang pour Jésus-Christ, si avant de les lasser aller au combat, nous ne leur donnions pas son sang? ” Et que disait saint Jean Chrysostome ? “ Ain: dans le mystère de l’Eucharistie, ne regardons pas seulement les choses qui sont devant nous, mais attachons-nous à la parole de Jésus-Christ, car sa parole ne peut nous tromper, tandis que nos yeux sont sujets à l'erreur. Puis donc qu’il a dit: Ceci est mon corps, soumettons-nous et voyons le des yeux de notre intelligence.” Voici

ce que dit saint Jérôme : ‘“ Moïse n’a pas donné

le vrai pain, mais Jésus Christ seul le donne. I!

nous invite au festin et il est lui-même notre aliment, il mange avec nous et nous le mangeons

lui-même.” Je citerai encore saint Basile qui vi-

vait au IVe siècle : ‘ Lorsque Dieu a parlé, il ne doit plus y avoir ni doute, ni hésitation, mais on doit croire que tout est possible, quoique la na: ture s'y oppose. C’est là qu'est le combat de la

foi. Les paroles du Seigneur : Ceci est mon corps qui sera livré pour vous, produisent une inébranlable conviction.” Messieurs, je n’en finirais plus si je voulais vous citer tous ceux qui se sont illustrés par leur science, leur génie et surtout par la sainteté de leur vie. Il me reste à vous en citer d’autres qui, s'ils ne se sont pas soumis, n’en ont pas moins reconnu cette vérité. Si je les cite, c'est dans la pensée que vous accepterez leurs témoignages avec plus de bonne grâce, car ils étaient comme vous des protestants, mais des protestants qui ne se rebellaient pas contre l'évidence, si toutefois ils ne se soumettaient pas à la doctrine. Je commencerai d'abord par Luther, le père du protestantisme, cet homme rejeté par nous, mais regardé par vous comme un envoyé de Dieu. Voici ce qu'il dit : ‘ J'ai tout essayé afin de rejeter la foi en la présence réelle de Jésus- Christ dans l'Eucharistie ; mais je ne puis réussir ; les textes de l'Evangile sont si clairs sur ce joint qu'il n’y a pas à se tromper, et le corps de Jésus-Christ est réellement dans le pain et le vin sans qu’ils changent de substance.” Calvin a dit : Jésus-Christ est présent dans l’'Eucharistie au moment où l'on reçoit l'hostie.” Je citerai encore de nrotestants parmi lesquels sont de grands génies. Ecoutez ce que dit Leibmitz: ‘ J'arrive

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au sacrement de l’Eucharistie. Quelques-uns, raisonnant avec trop de licence dans leurs jugements sur les divins mystères, soutiennent que dans la cène du Seigneur, le corps et le sang du Christ n’est pas réellement présenté, mais qu’il est seulement représenté ou signifié. D'autres semblent convenir plus volontiers, quoique avec quelque ambiguïté, que nous recevons le corps du Christ, mais en élevant notre esprit par la foi vers le ciel, et qu'ainsi, puisque la foi est l'instrument par lequel nous recevons ce sacrement, les indignes ne le reçoivent pas. Pour nous, nous croyons plus sûr de nous en tenir aux paroles du Seigneur qui, ayant pris le pain et le vin, dit: Ceci est mon corps. La pieuse antiquité y a toujours reconnu un grand mystère au-dessus de l'intelligence humaine, ce qui n'aurait pas eu lieu si le signe était donné pour la chose, et cette pieuse antiquité a déclaré que le pain est changé au corps du Christ et le vin en son sang. Généralement ies anciens reconnaissent une trans

substantiation ainsi que les latins (catholiques) l'ont exprimé avec justesse, et 1l 4 été défini que toute la substance du pain et du vin passait en

la substance du corps et du sang du Christ. Ici donc, comme en d’autres circonstances, 1] faut expliquer l’Ecriture par la tradition que l'Eglise,

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chargée de ce dépôt, a transmise jusqu’à nous.” Voyons maintenant ce que dit Grotius: “Je trouve, dans toutes les liturgies grecque, latine, arabe, syriaque et autres, des prières à Dieu, afin qu'il veuille consacrer par son Saint-Esprit les dons offerts, et les faire le corps et le sang de son Fils. J'avais donc raison de dire qu’une contume aussi ancienne ct aussi universelle n’aurait jamais dû être changée.” Ecoutons ce qu'a dit lord Fitz-William dans ses lettres à Atticus : ‘Qu'on ne dise pas que la croyance à la présence réelle dans l'Eucharistie est illusoire et fausse. Elle est certainement trop absurde en elle-même pour qu’un homme, de son propre chef, ait osé la présenter à d’autres hommes. Puisqu'il est impossible qu’elle vienne des hommes, il semble donc qu'elle vienne de Dieu.” Ces hommes. quoique protestants, ont su raisonner et obéir, messieurs ; pourquoi n’en feriez-vous pas autant?

Le chapelain se mordait les lèvres de dépit.

M. Lyons gardait le silence.

—Comme contre-preuve, reprit Albert, voyant qu'ils ne répondaient pas, je vous citerai ces Juifs qui ne voulurent point croire que Jésus- Christ pût donner son corps et son sang à manger et à boire ; je vous citerai ceux qui (et vous

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êtes de ce nombre) prociament cette doctrine une absurdité. Or, je vous le demande, ces derniers témoignages valent-ils ceux de Jésus-Christ, des apôtres, des premiers chrétiens? Valent-ils ceux de ces savants génies et de ces pieux Pères de l'Eglise? Valent-ils ceux de cette sainte Eglise qui a toujours enseigné cette doctrine? Rangezvous du côté de ceux qui ont abandonné Jésus- Christ, du côté de ceux qui n'ont cessé de protester contre tout ce qu'ils ne pouvaient come prendre ; moi j'imiterai les apôtres et tous les illustres Pères de l'Eglise, c’est-à-dire que je recevrai les paroles de Jésus-Christ comme toute vérité et, comme eux, je croirai sans protester, ’obéirai sans murmurer.

-—-Je dois en convenir, dit M. Lyons, cette discussion a beaucoup changé mon opinion à l'égard des catholiques. Vous adorez une hostie parce que vous croyez qu’elle contient le corps ct le sang d’un Dieu ; cette adoration se rapporte donc à Dieu. De plus, les témoignages cités par vous sont frappants. J'ai toujours considéré ce sacrement comme une simple mémoire; cependant votre raisonnement est bien fondé.

—Vous venez d’avouer, monsieur, que dans la communion vous célébrez la mémoire de Jésus-Christ ?

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-— Oui.

— Alors, en communiant, adorez la mémoire de ce Dieu fait homme pour nous ; lorsque veus aurez commencé ainsi, vous ne tarderez pas à adorer la réalité, adorer son corps et son sang. Vous apprendrez jusqu’à quel point ce sacrement est admirable et donne de consolation à celui qui a le bonheur d'y participer souvent ; votre amour pour ce divin Sauveur augmentera à chaque fois que vous recevrez ce sacrement du pur amour. Vous cesserez de nier que, dans ce sacrement, Jésus-Christ a voulu manifester son grand amour pour les hommes, vous regretterez même de ne pas l'avoir compris plus tôt. Vous proclamerez hautement que ce divin Sauveur, non content d’avoir, par pur amour pour nous, versé son sang sur la croix, a voulu perpétuer ce sacrifice pour toujours rester avec nous, et que, par cette ineffable invention de son cœur, il vit en celui qui veut vivre en lui. Je suis heureux, ajouta-t-1l d’un ton ému, que cette discussion ait changé votre opinion à notre égard; j'espère qu’elle augmentera aussi votre désir de connaître cette doctrine si belle, si sublime qui fait les délices des âmes nobles et pures en leur permettant d'approcher de Celui qu'elles aiment ; doctrine qui leur donne l’avantage de posséder ce

moire vcus pas à sang.

sacretion à ivent ; entera ent du ins ce er son etterez Vous uveur, nous, uer ce t que, il vit ureux, ion ait espère inaître les déermet- ; docder ce

divin Sauveur qui apporte toujours avec lui la paix et la consolation aux âmes affligées, la joie et le bonheur à tous.

Un coup de feu se fait entendre au même instant.

— Qu'est-ce? dit M. Lyons.

— J'y cours, dit le capitaine.

— Notre prisonnier s'évade, crie une des sentinelles.

La nuit étant très noire, 1] était impossible de découvrir le jeune chef sauvage qui s’enfuyait.

Le capitaine donne ses ordres ; en un instant, plusieurs des soldats sont sur leurs chevaux et se lancent à la poursuite du fugitif. Peines inutiles, courses perdues ; la prairie est fouillée en tous sens pendant toute la nuit ; à l'aube du jour, on revient au camp sans avoir pu le trouver.

— Le diable doit lui avoir fourni des ailes, dit le capitaine avec colère ; qu'il prenne garde de jamais se trouver sur mon chemin, car j'agirai de façon qu'on ne lui en fournisse plus.

—Il est fâcheux d’avoir perdu ce prisonnier, dit M. Lyons ; nous aurions pu le garder comme otage jusqu’à notre arrivée au fort Leavenworth.

—Je vous le remettrai à notre première rencontre.

Le capitaine va-t-il remplir sa promesse ? C’est ce que nous allons voir.

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