ÉPILOGUE
Deux mois après, une magnifique résidence s'élevait sur le terrain voisin de celui de M. Stevens ; c'était le capitaine qui devait l’habiter avec sa famille.
Un peu plus tard, par une belle matinée, une longue suite de brillants équipages, tous remplis de figures souriantes, se dirigeait vers la cathédrale catholique de la ville.
M. Stevens, donnant le bras à sa fille, y entrait le premier, puis M. Defoy et Albert, suivis de nombreux invités.
Le révérend Père Simon, que nous connaissons déjà, officiait ; il avait voulu bénir le mariage d'Albert et Eva.
M. Defoy, cédant aux instances de tous, avait consenti à rester dans la demeure de M. Stevens ; on avait mis à sa disposition les deux plus belles chambres de la maison. Une ou deux fois dans l’année, il venait, accompagné de toute la famille, faire une visite de quelques jours à son village natal.
Un magnifique mausolée, surmonté d’une
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croix, venait d’être terminé ; au-dessus de la porte on lisait ces mots: Famille Defoy-Stevens.
M. Defoy y fit déposer les restes mortels de son épouse. Souvent, accompagné d'Albert et d'Eva, il venait y prier pendant que cette dernière y déposait les fleurs les plus rares.
De chaque côté de la porte on lisait en lettres d’or:
‘ Heureux celui qui croit et espère en le Seigneur, rien ne saurait l’ébranler ; il triomphera de ses ennemis et jouira du bonheur éternel réservé aux Saints.”
Avec cette pensée, cher lecteur, je dis adieu à cette famille devenue si heureuse après tant d'épreuves, A nous d’imiter le héros de ce livre et, comme lui, je dirai : Espérons.
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