‹ Albert SamainChapitre 105 sur 123 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

L’hiatus l’effraie moins. On peut relever ceux d’une Elégie et d'un Soir du Jardin de l’Infante

La ville où peu à peu toute rumeur s'éteint ”.…

Pendant que, cà et là, brillent d’humbles lumières ’.…

bien que d’aucuns veuillent compter ces locutions pour un seul mot. Une pièce sans titre du même volume‘ en contient deux autres

Et qui, au long des nerfs baignés d’ondes câlines, Meurent à l’infini en pamoisons félines…

Enfin les Poèmes inachevés n’en sont pas exempis : O lèvres qui aimez ‘…

Il convient toutefois de remarquer que les hiatus de Samain sonnent à l'oreille infiniment plus doux que certaines rencontres classiques où les traités de prosodie les plus sévères n’auraient rien à reprendre. « Plaignezvous en encor. », disait Corneille au quatrième acte‘ de Polyeucte. Pareille consonnance eût choqué le musicien qu'était Samain, et rares sont ceux de ses vers où, comme dans un Orgueil du Jardin de l'Infante”, les nasales se heurtent quelque peu désagréablement :

Une bouche scellée, et qui dit non encor.

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