DEUXIEME PARTIE
antique. Sans doute, Mnasyle', Xanthis’, Damoetas et Méthymne”, et ce vieillard de Sagesse ‘ qui conte aux enfants
les fleurs, les fruits, les baumes, les poisons, Les vents du ciel, et l’ordre alterné des saisons...
eussent vécu heureux sous le ciel attique d’autrefois. Il n’en reste pas moins que ce dont il faut surtout louer Samain dans Aux Flancs du Vase, c’est d’un retour inattendu à la sobriété du style”, à la saine lumière des choses”, à la vérité humaine des caractères”, aux joies calmes du foyer‘. Que ce mérite-là fût bien à lui, le poète en avait conscience lorsqu'il écrivait à Paul Morisse ” : « Ce qu’il y a de grec dans mes vers n’est qu’apparent : les noms de mes petits bergers, quelques appellations usuelles, et puis c’est tout ».
De ce renouveau d'inspiration chez Samain, faut-il conclure que le poète d’Aux Flancs du Vase n’est plus celui du Jardin de l'Infante? Ce serait d’un enthousiasme un peu hâtif.
La forme? Samain ne l’a-t-il point, dans l’un et l’autre ouvrage, toujours ciselée avec une patience d’orfèvre ?