‹ Albert SamainChapitre 52 sur 123 · FF · texte numérisé non relu

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tique et flou d’une imagination tourmentée. Celui de Samain, j'imagine, ne diffère pas sensiblement de ceux de Chateaubriand sur la côte de Saint-Malo

Toujours revient en moi le songe absurde et cher Que mes seize ans...

Vivaient.….

Dans des pays d’argent, de cygnes, de roseaux, Dont les noms avaient des syllabes d’émeraude, Au bord des étangs verts où la sylphide rôde, Parmi les donjons noirs et les châteaux hantés Déchiquetant des ciels d’eau-forte tourmentés..

Ecoutez ce cri de naïve admiration pour Ossian et Walter Scott :

Ossian, Walter Scott, ineffables guirlandes Des vierges en bandeaux, s’inclinant de profil!

Ecoutez le regret du poète de n’avoir pas vécu le temps où le même délire conduisait Lamartine au lac du Bourget, et Byron à Missolonghi :

Mil huit cent vingt! Parfums des lyres surannées, Dans vos fauteuils d’Utrecht bonnes vieilles fanées, Bonnes vieilles voguant sur le Lac étoilé,

O âmes sœurs de Lamartine inconsolé !…

C'était le temps du patchouli, des janissaires, D’Elvire, et des turbans, et des hardis corsaires. Byron disparaissait, somptueux et fatal,

Et le cor dans les bois sonnaït sentimental.

Ces vers ne sont point d’un auteur, mais d’une géné-

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