‹ Albert SamainChapitre 76 sur 123 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

dans la mesure où il participe à l’éternité et à l’universalité du monde. C’est pourquoi le poète décrit sans mensonge sa Vie antérieure

J’ai longtemps habité sous de vastes portiques Que les soleils marins teignaient de mille feux...

et se fait roi d’une contrée de brumes :

Je suis comme le roi d’un pays pluvieux *..

Ainsi libérée de tout individualisme, la poésie est, par excellence, l’art de la sympathie

Tu contiens dans ton œil le couchant et l’aurore, Tu répands des parfums comme un soir orageux, Tes baisers sont un philtre, et ta bouche une amphore *.… Tes veux sont la citerne où boivent mes ennuis *…

Vous êtes un beau ciel d'automne clair et rose °…

Je suis un cimetière abhorré de la lune ‘.…

Quelle part cette recherche du symbole tiendra dans la poétique d’Albert Samain, je le dirai plus tard”. Dès à présent, on reconnaîtra, dans tels vers du poète fla-

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