TROISIÈME PARTIE
Nous revinmes à pas lents.
Les crapauds chantaient, dolents, Sous l’eau morte;
Et javais le cœur en deuil
En t'embrassant sur le seuil De ta porte...
pudeurs mystérieuses des amantes et des lis
Fleur sauvage entre les fleurs,
Va, garde au fond de tes pleurs Ton mustère.
J1 faut au lis de l'amour
L'eau des yeux pour vivre un jour Sur la terre.
Telle est toute la pensée de Samaïin. Quoi qu’on en ait soutenu, je ne crois point qu'elle ait dépassé ces fusions estompées, et force est de conclure que ce n’est pas intensifier la vie du moi de ne la considérer qu’à travers celle des choses. I fallait l’art d’un habile dilettante pour ménager correspondances aussi parfaites.
En faut-il mépriser sans appel la croyance de Samain à une confuse analogie? Il n’est peut-être, pour en élargir le sens et en faire apparaître la valeur, que de lui donner place dans la renaissance contemporaine de la métaphysique. Je tenterai le rapprochement aux dernières pages de cet essai.