EGYPTE
Journal du Caire À .
Depuis douze ans toute l’organisation sociale de Genève dans le cadre de la Société des Nations fut l’œuvre d’Albert Thomas. Avec ténacité et optimisme, il élargit son rêve de conciliation sociale jsqu’au noble dessein de conciliation internationale, en préconisant de vastes travaux internationaux. Demain, il faudra reprendre et fortifier cette œuvre d’organisation internationale du travail à laquelle Albert Thomas sacrifia sa vie.
La Bourse égyptienne :
Dans la pléiade des chefs de son parti, Albert Thomas avait une figure à part. C’était un homme d’esprit, précis et réaliste, qui s’intéressait de très près au côté pratique des questions politiques. Il s’était déjà signalé avant la guerre comme ayant une compétence particulière dans les problèmes de finances et d’industrie. Ses qualités d’organisateur le désignèrent au poste de Directeur du Bureau auquel il s’est consacré entièrement depuis la fin de la guerre, au point d’avoir renoncé à toute action politique et à tout mandat législatif. Il sera difficile à remplacer.
El Ahram :
M. Thomas était sans cesse champion d’une paix reposant sur la justice sociale et répudiant la lutte des intérêts et l’incitation à la guerre. Par la création du Bureau international du Travail il lui a été donné de voir le commencement de la justcie sociale, principe inscrit dans la première pierre du bâtiment de l’Organisation internationale du Travail par les mots : « Répandez la justice afin que vous récoltiez la paix. »