‹ Albert VandalChapitre 3 sur 13 · L'ANNÉE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE · texte numérisé non relu

L'ANNÉE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

Un vol. grand in-8. Prix 12 fr.

Le 19 e volume de Tannée économique et financière, que M. Arthur RafTalovich publie sous le titre de Marché Financier, contient tout d'abord des considérations générales sur l'ensemble des grands faits économiques de Tannée 1909-1910. Puis une série de chapitres présentent le tableau de la politique étrangère et intérieure, des finances publiques, du mouvement industriel et commercial, des récoltes, du commerce extérieur, du marché monétaire, des fluctuations de la Bourse* en Allemagne, en Angleterre, en France, aux i^tats-Unis, en Russie, en Autriche-Hongrie, en Italie, en Turquie, au Japon. Le dernier chapitre est consacré à la production des métaux précieux et aux questions de législation monétaire et de change. Un appendice est consacré aux documents, comme la loi française des retraites ouvrières.

Précédemment parus : Années 1891, 4 vol. 5 fr. — 189*2, 1 vol. 5 fr. — 1893- 4894, i vol. 6 fr. — 1894-1895 à 1896-1897, chacune 1 vol. 7 fr. 50. — 4S97-189S à 1901-1902, chacune un vol. ÎO fr. — - 1902-1903 à 1908-1909, chacune 1 vol. 12 fr.

Avec Albert Vandal, la France vient de perdre *ïïlr-grnTf3 historien, l'École libre des Sciences Politiques, un de ses maîtres Les plus éminents et les plus aimés.

Ailleurs, on a célébré, on célébrera longtemps encore l'écrivain auquel nous devons, ces chefs-d'œuvre appelés « Napoléon et Alexandre 1 er » et c< l'Avènement de Bonaparte ». Ici même, on se fera un devoir d'étudier, avec le soin qu'ils méritent les ouvrages qui ont mis Vandal au premier rang des historiens de l'Europe. Mais aujourd'hui, en ces premiers jours de deuil, c'est le professeur moins connu du public, c'est le maître chéri de la jeunesse qui se pressait autour de sa chaire dont nous voulons rappeler les traits et les titres, en lui adressant, comme un suprême hommage, les adieux de ses collègues et de ses élèves.

Bien qu'il nous ait été enlevé par une mort prématurée, — il avait à peine cinquante-sept ans, — Albert Vandal était déjà un de nos plus anciens comme un de nos plus illustres professeurs. 11 y a plus d'un quart de siècle qu'il montait pour la première fois dans une de nos chaires et depuis lors, à travers les succès les plus brillants, il est jusqu'au dernier jour, demeuré fidèle à notre École, ne se lassant pas d'enseigner et consacrant à son enseignement une bonne part de ses forces.

11 n'avait encore publié aucun des grands travaux historiques qui ont fait sa rapide renommée, il était encore simple auditeur au Conseil d'Etat, lorsque Emile Boutmy, pressentant en ses jeunes débuts le grand historien prochain, se hâta de rattachera l'École, elle-même encore adolescente. Jamais peut-être Boutmy n'a donné une meilleure preuve de ce don de divination des hommes et d'évocation des jeunes talents si souvent et si justement signalé chez lui. On peut dire que c'est à notre École, dans ses fraternelles relalions avec son ami A. Tome XXV. — Septembre 1910. 39

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