DE B HÉ VANS
Remettez-vous... Si je comprends bien, cela veut dire que vous ne m’aimez plus!...
Je croyais que vous n’aviez pas le droit de le supposer...
DE BRÉVANS.
Est-ce sérieux, ou n’est-co qu’une bouderie du matin? une fantaisie nerveuse?
C’est sérieux!... D’ailleurs, je vais partir.
DE BRÉVANS. \
Et vous, allez...?
Rejoindre mon mari, qui est souffrant... mon devoir l’ordonne.
DE BRÉVANS, se levant.
Ah! M. de Merris... c’est trop juste... Il n’y avait môme
J as besoin de me donner tant de raisons... Vous avez affaire un galant homme, croyez-le, et qui comprend à demi mot.
ALBERTINE, à part.
Quel langage !...
DE BRÉVANS.
A présent, que voulez-vous que je fasse? Je me mets à votre discrétion... Puis-je espérer au moins que vous êtes et resterez mon amie?
ALBERTINE, sc levant.
La pensée que vous pourriez me refuser votre amitié ne m’est pas môme venue.
DE BRÉVANS.
Mais sans parler de nous... il y a le monde, il y a votre famiile. Vous ne me conseillez pas de m’éloigner absolument?...
Monsieur...
DE BRÉVANS.
Non? Bien! je resterai. . Je ne veux rien faire qui vous déplaise... D’ailleurs, c’est plus prudent... un départ subit ferait jaser ceux qui n’ont rien à se dire, et il y en a tant!... Je viendrai vous voir commo autrefois... presque aussi souvent, à vos jours de réception surtout.