ALBERT1NE DE MERR1S
ALBERTINE, à part.
Gomme il m’aimait peu!-..
DE BRÉVANS.
Vous voyez, j’arrange tout pour le mieux, au gré de vos désirs... Ne tremblez plus... je suis du monde et je sais que rien ne dure. Je ne vous parlerai pas de mes regrets, de mon chagrin... Moi-méme, je m’étais fait des illusions... un dernier souvenir de jeunesse... Votre main, chère comtesse!
La voici... Pourquoi?...
DE BRÉVANS.
Étienne ost mort, M. de Brévans ressuscite. (.Après avoir baisé la main do madame de Morris, <{ti il laisse retomber, changeant de ton et remontant *.) Ne devez-vous pas aller demain soir chez la marquise de Vieuville? Elle a promis, je crois, de nous faire entendre un pianiste hongrois dont il est de mode de rairoler aujourd’hui. J’arriverai de bonne heure pour avoir de vos nouvelles... après quoi, je serai tout oreilles!
ALBERTINK, près du piano.
Non, dans la disposition d’esprit où je suis, je n’entendrais pas, ou j’entendrais mal.
DE BRÉVANS.
Je regretterai de no pas vous y rencontrer, il y aura un monde fou... Me permettez-vous de venir sonner à votre porte avant la fin de la semaine?...